Qui veille. Cf. v. 264 : aux heures du sommeil
78. A'e rappellent aa cœur. Entendez : lieux dont rien de doux eld'agr <•■'■' n'aide à garder le souvenir. Cf. v. i3o.
MILLY OU LA TERRE NATALE loi
Mais que, sous les rayons d'un ciel toujours d'airain,
La cigale assourdit de son cri souterrain. So
11 est dans ces déserts un toit rustique et sombre
Que la montagne seule abrite de son ombre, , ,
Et dont les murs, battus par la pluie et les vents, #C'-'3L/-W*'^^^ZJ^
Portent leur âge écrit sous la mousse des ans. ia^-''^^'^
Sur' le seuil désuni de trois marclies de pierre ^5
Le hasard a planté les racines d'un lierre
Qui, redoublant cent fois ses nœuds entrelacés.
Cache l'affront du temps sous ses bras élances,
Et, recourbant en arc sa volute rustique,
Fait le seul ornement du champêtre portique. 90
Un jardin qui descend au revers d'un coteau
Y pi'ésente au couchant son sable altéré d'eau ; La pierre ^ns ciment, que l'hiver a noircie, En borne tristement l'enceinte rélréci"c ;
La terre, que la bêche ouvre à chaque saison, 96
Y inontre à nu son sein sans ombre et sans gazon ; Ni tapis émaillés, ni cintres de verdure,
Ni ruisseau sous des bois, ni fraîcheur, ni murmure;