‹ Oevres choisiesChapitre 167 sur 288 · Bords. V. IV, 6 (note · texte numérisé non relu

Bords. V. IV, 6 (note

109. Une aire. Sujet sans verbe. Il y a une sorte d'anacoluthe :1a phrase, commencée norm.ilement (un puits cache son eau), se poursuit, à partie d'ici, par une simple énumération (une aire, ... des instruments rustiques, des jougs, des chars, des essieux, des socs). — L'argile étendue : la terre battue.

ii5. Bayons. Les rayons de la roue, restés attachés àl'essieu. 117. "Sa prison. L'horizon borné qui emprisonne le regard.

MILLY OU LA TERRE NATALE Lj3

Où le vieillard, assis au seuil de sa demeure, '^^

Dans son berceau de jonc endort l'enlant qui pleure;

Enfin un sol sans ombre et des cieux sans couleur,

Et des vallons sans onde ! — Et c'est là qu'est mon cœur !

Ce sont là les séjours, les sites, les rivages.

Dont mon âme attendrie évoque les images, i3o

Et dont pendant les nuits mes songes les plus beaux

Pour encbanter mes yeux composent leurs tableaux I

Là chaque heure du jour, chaque aspect des montagnes, Chaque son qui le soir s'élève des campagnes, Chaque mois qui revient, comme un pas des saisons, i3S

Reverdir ou faner les bois ou les çazons, La lune qui décroît ou s'arrondit dans l'ombre, L'étoile qui gravit sur la colline sombre, Les troupeaux des hauts lieux chassés par les frimas. Des. coteaux aux vallons descendant pas à pas, i49

Le vent, l'épine en fleur, l'herbe verte ou flétrie, Le soc dans le sillon, l'onde dans la prairie, Tout m'y parle une langue aux intimes accents, Dont les mots, entendus dans l'âme et dans les sens, Sont des hruits, des parfums, des foudres, des orages, i4» I Des rochers, des torrents, et ces douces images, Et ces vieu^soiivenirs dormant au fond de nous. Qu'un site nous conserve et cju'il nous rend plus doux. Là mon cœur en tout lieu se retrouve lui-même; Tout s'y souvient de moi, tout m'y connaît, tout m'aime. i5o Mon œil trouve un ami dans tout cet horizon. Chaque arbre a son histoire et chaque pierre un nom. Qu'importe que ce nom, comme Thèbe ou Palmyre, Ne nous rappelle pas les fastes d'un empue.

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