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LES RÉVOLUTIONS

Lamartine venait de publier, en octobre i83i, sa brochure Sur U Politique rationnelle, où, déclarant nettement sa sjmpalhie pour le régime républicain, il adjurait les royalistes éclairés de ne pas s'entêter dans la réaction ou dans Fabstcntion et de se rallier au gouvernement de Juillet, monarchie de nom, véritable république de fait. Au nom de la religion du Christ comme au nom do la raison humaine, « l'histoire et l'Evangile à la main », il les conviait à coopérer sincèrement à l'œuvre de progrès moral, social et politique que la France était en train de réaliser, à ne pas entraver la marche de l'humanité « vers le but de sa destinée divine », à ne pas vouloir remonter l'irrésistible courant de la civilisation ; il leur disait avec force que tel était, à l'heure actuelle, leur seul devoir envers la patrie, tandis qu'ils la trahiraient en prolongeant leur stérile fidélité aux hommes et aux institutions du |"rc?sc.

En décembre i83i, il renouvela en vers cette profession de foi personnelle et ces exhortations au parti royaliste dans l'ode sur les Révolutions, qui parut d'abord à part et dont il fit par la suite la dernière des Harmonies.

Quand l'Arabe altéré, dont le pult- n'a plus d'onde,

A plié le matin sa lente vagabonde

Et suspendu la source aux flancs de ses chameaux,

3i4. Ne laissant plas de cendre. Ressuscitant tous, sans exception.

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