Bords. X. IV,. 6 (note
AU SI:;.MLNAIKE IbJ
Avec ce sentiment qu'on éprouve en rêvant
Qu'un tourbillon d'été vous porte, et que, le vent
Vous prêtant un moment ses impalpables ailes.
Vous planez dans l'éther tout semé d'étincelles,
Et vous vous récliaulFez, sous des rayons plus doux, no
Au foyer des soleils qui s'approchent de vous.
Ainsi la nuit en vain sonne l'heure après l'heure, Et, quand on vient fermer la divine demeure. Quand sur les gonds sacrés les lourds battants d'airain Tournent en ébranlant le caveau souterrain, no^
Je m'éloigne à pas lents, et ma main froide essuie La goutte tiède encor de la céleste pluie !...
Cependant la Révolution éclate. Les nouvelles du dehors jettent l'émoi dans le séminaire ; Jocelyn apprend avec horreur l'exécution de Louis XVI et tous les massacres de 1798, puis la destruction de sa maison paternelle, livrée aux flammes, et d'où sa mère et sa sœur ont dû fuir ; quelques jours après elles quittent la France. Enfin le séminaire lui-même est envahi par la populace, ses habitants égorgés ou dispersés. Jocelyn parvient à s'évader. Il se réfugie sur un sommet perdu des Alpes du Daupliiné, dans une grotte, la Grotte des Aigles, que lui indique un vieux berger L'endroit est presque inaccessible : il faut, pour y parvenir, traverser un précipice d'une profondeur effroyable, sur une sorte de pont de rocher vertigineux. C'est dans ce site magnifique que Jocelyn vivra désormais, entièrement séparé du monde.