‹ Oevres choisiesChapitre 227 sur 288 · Aspect : vue, horizon, perspective · texte numérisé non relu

Aspect : vue, horizon, perspective

89. Le vallon, qui s'élargit et s'aplanit en cet endroit, forme une espèce de terre-plein naturel, occupé par le verger du presbytère. 101. 1^' incline: la fait dévier.

io3. Y est redondant. Semble se dérouler serait même plus clair. 106-107. Ce bruit tonnant et sourd. Cf. Paysage dans le golfe de Gènes (Harm., I, x) :

La cascade qui pleut dans le gouffre qui tonne Frappe l'air assourdi de son l)ruit monotone.... On comparera avec intérêt les deux passages.

210 JOCELYiN

Elle n'a qu'une plainte intermittente et douce,

Selon qu'elle rencontre ou la pierre ou la mousse,

Que le vent faible ou fort la fouette à ses parois, no

Lui prête ou lui letire ou lui rend plus de voix ;

Dans les sons inégaux que son onde module

Chaque soupir de l'âme en noie s'arlicnle ;

Harpe toujours tendue, où le vent et les eaux

Piendcnt dans leurs accords des chants toujours nouveaux, ii5

Et qui semble la nuit, en ces notes étranges,

L'air sonore des cieux froissé du vol des anges.

Suivent la description du presbytère lui-même et, dans d'autres lettres à sa sœur, le tableau de la vie pieuse et monotone de Jocelyn. Puis, une lacune de -vingt-six mois dans le manuscrit.

HUITIÈME ÉPOQUE XXXYIII

La mort de sa mère ramène quelque temps Jocelyn au village db sa naissance (Septiîîme Epoque)

Puis il reconduit sa sœur à Paris, auprès de son mari et de ses enfants. On l'y garde quelques jours. Los vers suivants expriment le trouble qu'il éprouve au milieu de l'agitation des hommes et les réflexions que lui inspire le spectacle de la multitude.

Paris, 20 septembre i8oo.

Oh ! que le bruit humain a troublé mes esprits 1 Quel ouragan de l'âme il souffle dans Paris !

Page 1