JOCELYN ET SON CHIEN
Cependant un hasard a remis Jocelyn en présence de Laurence : Jevenue célèbre pour sa beauté et pour ses aventures, elle mène à Paris une vie brillante et dissolue. Bouleversé de cette rencontre et de cette découverte, dévoré de douleur, de remords, sentant renaître ea passion, Jocelyn regagne en hâte sa montagne.
Valneige, 12 octobre 1800.
O nid dans la montagne où mon âme s'abrite ! Me voici donc rentré pour jamais dans mon gîte, Comme le passereau sans ailes pour courir, Qui dans un trou du mur s'abrite pour mourir. Oh ! d'un peu de repos que mon âme pressée" &
Y devançait de loin mes pas par ma pensée ! Que l'ombre des grands monts se noyant dans les cieux, Quand je fus à leurs pieds, fut amie à mes yeux ! Gomme je respirais, en montant leurs collines, Les vents harmonieux exhalés des ravines, 10
Ces vents qui du mélèze au rameau dentelé Sortent comme un soupir à demi mnsolé ! Que du premier sapin l'écorce ne fut douce I ■Que 'je m'étendis las et triste sur sa mousse! Que j'y collai ma bouche en silence et longtemps, li
iS'entendant que les coups en ma tempe battants, Et l'assaut orageux de mes mille pensées. En larmes plus qu'en mots sur les herbes versées I