‹ Oevres choisiesChapitre 251 sur 288 · LA TOUR DE LA FAIM · texte numérisé non relu

LA TOUR DE LA FAIM

Lorsque la tribu s'apprçoit de leur amour, les persccxilions cest- ■nencerit pour Cédar el Daïtlh;^. — Deux jumoaux lour naissent, une fille et un fils. Ccdar les éjive en secrel dans la montagne oii il garde les troupoaui. Mais bif^Uôl on 1 'S découvre. La coli're de la iribu redouble : Cfclar fsl condamne à périr dans les eaux del Oronte, les jumeaux sont réservés aux lions du désert, leur mère subira lé supplice de la « tour de la faim » :,

C'éUil une prison, une tombe vivante.

Que I on formait de boue et de pierre mouvante.

Et que loa élevait coiuiiie une haute tour,

Sans porte et sanN i'en'lre, et sans issue autour.

De' sorte qu'enfermé dans cette arche prolbnde,

Ce haut mur séparait le coupable du monde.

Et que les dieux du ciel, qui seuls voyaient son sort.

Ne pouvaient accuser personne de sa mort.

Autour de Daïdha, dans son sépulcre assise,

Déjà les blocs montaient assise sur assLse ;

Son âme, à demi morte, entendait retentir

Les pie'rres du tombeau qui devait l'engloutir. •

Ainsi que la victime au couteau s'abandonne, 5

Ses yeux, fixés au sol, n'imploraient plus personne;

De sa tôte son cou ne portait plus le poids;

S'en visage glacé se cachait dans ses doigts,

Et l'ondulation des clieveux sur la mousse

De son cœur qui battait marquait chaque secousse. i»

Ule semblait avoir accepté son cercueil ;

Mais quand, baissant les mains, elle vit d'un coup d'œil

1-2. Assise (participe), assise (substantif). Rime faible. V. VIII, 75-76 ^le).

9. Ses longs cheveux traînent jusque sur le sol et tressaillent, avce toute sa personne, à chaque bittlement de son cœur.

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