‹ Oevres choisiesChapitre 259 sur 288 · Désert: solilutlc en général. V I, 34 (note · texte numérisé non relu

Désert: solilutlc en général. V I, 34 (note

^4. Bafbul. Nom arabe du rossignol.

75. Les cornes des béliers. Altrif)iil légendaire des propliL-îes, de Moïse en particulier. C est un svuibole de puissance.

76. Prophètes: interprètes inspirés des dieux (cf. v. 91). Il s'agit d^i, portes autant et plus que des prophètes proprement dits ; miis Lamartine ;ittribue la même ori^'ine et le même caractère aux deux sortes dins[)ir;ilion. Celtti assimilation était courante dans l'antiquité (cf. le latin vales).

81. Remontants ■ renaissants ; sans doul'», par allusion au lever du soleil.

frag.me:»t du livre primitif

S'il vous dit que le ciel, uont il est linlerprète, A mis entre ses mains la loudre ou la baguette, Que la marche des cieux se suspend à sa voix, Que la sainte nalure intervertit ses lois. Que la pierre ou le bois lui rendent des oracles, Et que pour la raison il est d'aulres miracles Que l'ordre universel, constant, mystérieux, Où la volonté sainte est palpable à nos veux ; S il attribue à Dieu I inconstance de l'hoinine, Par les noms d'ici-bas si sa bouche le nomme, S'il vous le donne à voir, à sentir, à toucher, S'il vous lait adorer le marbre de sa chair, Elouflez dans son cœur celte parole immonde ! La raison est le culte, et l'aulL'l est le monde.

ga. La foudre. Moïse, dans la Bible, attire d'un geste le feu du ciel sur l'Egypte et l arrête d un autre geste (A-j-r (/g, IX, 23-33). — La baguette: la verge niir; culense des [)ro|ihèlcs. Cf. \X.X., 137.

Ç)3. Comme lorsque Jo^uo arrête la marche du soleil (Josué, X, i2-i3).

gî. La pierre ou le bois : des objets, des idoles de pierre ou de bois. — Lui : pour lui. à son conimandemcnt.

101-102. Toucher, cliair. lîime normande. Cf. XXVI, i3i-i32 ; XLIV, 49-50. — Le marbre de sa chair. Des statues (de marbre) qui le représentent comme un être de chair

1 o4 Ce passage si peu conforme à l'orthodoxie catholique, puisqu'il nie l'authenlicilé des miracles e' condamne niêuie une partie du cuite, est un de ceux qui valurent à Lamariine 1 accusation d avoir altaqué le christianisme. Voici sa réponse : « Il n enln-ra jamais dans ma pensée d'attaquer l'ineffable doctrine ou le christianisme a retrempé, rajeuni et divinisé 1 esprit humain... Le christianisme a été la vie inlellecluellc du monde depuis dix-huit cents ans, et lliomme n a pas découvert juscpi ici une vérité morale ou une vertu qui ne fussent contenues en gerriie dan» les paroles évangéliques... Je considère le christianisme comme la p'us vaste et la plus pure émanation de révélations divines q-ii ait jamais il uininé et sanctifié l'intelHirence humaine. Mais cela ne veut pas dire que je foule aux pieds ou que je veuille éteindre en moi cette autre révélation permanente et croissante avec les t^mps. que Dieu fait rayonner dans la raison .. La religion et la raison doivent concorder ; il faut que linlellijjence trouve en elle-même la sanction et laduiiration de sa foi. La conscience ohéit mal lorsque l'esprit doute. Vouloir celte union complète de la raison et de la relii.inn dans l'œuvre d'adoration et de sanctification qui est l'œuvre de l'humanité par excellence ; vouloir que l'homme entre avec ses facultés tout entières dans les sanctuaires, et qu'il

Vous n'arracherez pas la branche avec le fruit; i*5

Gloire à la inain qui sème, houle à la main qui nuiti

Vous ne laisserez pas la terre aride cl nue,

Car nos pères par Dieu la trouvèrent vêtue.

Que ceux qui passeront sur votre trace un jour

Passent en bénissant leurs pères à leur tour ! n»

« Vous ne parcourrez pas la terre nourricière

En secouant après de vos pieds la poussière,

Comme les animaux qui ne travaillent pas

El broutent en cout m ce qui croit sous leurs pas.

Vous l'aimerez d'amour comme on aime sa mère ; ii5

Vous V posséderez votre p'ace éphémère,

Comme, au soleil assis, des hommes tour à tour

Possèdent le rayon tant que dure le jour.

« Vous la partagerez entre vous, à mesure Que vous aurez besoin d'ombre et de nourriture A ceux-là la colline, à ceux-ci le vallon. Vous la limiterez d'une borne et d'un nom,

ne laisse pas sa raison à la porte de ses temples comme le maliomêfan laisse ses sandales pour les ref.ro\iver après la piicre ; vouloir que la raison soit religieuse et que la relij^ion soit rationnelle, est-ce là altaiiuer le christia- Bisiue, ou n'est-ce pas plutôt lui préparer un règne plus unanime et plus absolu?... J) {Avertissement (le la Chute d'un Ange).

JI2. En secouant la poussière. Sut cette expression, v. V, 4i et la note.

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