Assis: sédentaires. Cf. XXX, i
6. Franc : Français. — Sung rouge, sang bleu. Antithèse répondant à la
difTérence de teniporaments des deux peuples, l'un plus impatient d action (cf. V. iiS-gi), l'autre plus Cfmfemplatif (cf. v. jo-jiS). 8. A : vers. V. XII, 4 (noie)
L'enfant ne verra plus, du haut fie tes murailles, Flotter ces poitrails blonds qui pe lent leurs entrailles, Ni sortir des flots ces bras morts !
Roule libre et limpide, en répétant l'image De tes vieux forts verdis sous leurs lierres épais, Qui froncent tes rocher>s, comme un dernier nuage Fronce encor les sourcils sur un visage en paix.
Ces navires vivants dont la vapeur est l'âme Déploieront sur ton cours la crinière de feu ; L'écume à coups pressés jaillira sous la rame ; La fumée en courant léchera ton ciel bleu. Le chant des passagers, que ton doux roulis berce, Des sept langues d'Europe étourdira les flots, ^- a Les uns tendant leurs mains avides de commerce, Les autres allant voir, aux monts où Dieu te verse. Dans quel nid le fleuve est éclos.
Roule libre et béni ! Ce Dieu qui fond la voûte Où la main d'un enfant pourrait te contenir Ne grossit pas ainsi ta merveilleuse goutte Pour diviser ses fils, mais pour les réunir !
Pourquoi nous disputer la montage ou la plaine ? Notre tente est légère, un vent va l'enlever ; La table où nous rompons le pain est encor pleine. Que la mort, par nos noms, nous dit de nous lever! Quand le sillon finit, le soc le multiplie ; Aucun œil du soleil ne tarit les rayons ; Sous le flot des épis la terre inculte plie : Le linceul, pour couvrir la race ensevelie, Manque-t-il donc aux nations ?
II. Tes murailles. Les murailles qui te domincat ; commev. i5, tes vieux forts.
23. Les sept langues d'Europe sont celles des sept grandes nations européennes. Cf. V. i33 et la note.