Cédant. Pour la construction, v. IV, 129 (note
i5o I" version :
Toi dont le néant même a fait la volonté.
167. En naissant: au moment où, arrivant à l'existence, il cesse d'être néant,
i58 r.el atome pensant fait penser au fameux u roseau pensant » de Pascal Çl^ensées. éd. Brun^cln\icg, p. 488).
iGo. En loi. Sur la valeur de cette expression, cf. IX, 4C et la note.
i2 M!:L;irATIuNS ronriQUES
A rinsu de moi-même à ton gré façonné,
Que me dois-tu, Seigneur, quand je ne suis pas né?
Rien avant, rien après : gloire à la fin suprême 1
Oui tira tout de soi se doit tout à soi-même.
Jouis, grand: artisan, de l'œuvre de tes mains : i65
Je suis pour accomplir tes ordres souverains;
Dispose, ordonne, agis; dans les temps, dans l'espace,
Marque-moi pour ta gloire et mon jour et ma place :
Mon être, sans se plamdre et sans l'interroger.
De soi-même, en silence, accourra s'y ranger. 170
Comme ces globes d'or qui dans les champs du vide
Suivent avec amour ton ombfe qui les guide,
rsové dans la lumière ou perdu dans la nuit,
Je marcherai comme eux où ton doigt me conduit :
Soit que, choisi par toi pour éclairer les mondes, 173
Uéfléchissant sur eux les feux dont tu m'inondes,
Je m'élance entouré d'esclaves radieux.
Et franchisse d'un pas tout l'abîme des cieux ;
Soit que, me reléguant loin, bien loin de ta vue,
Tu ne fasses de moi, créature inconnue, 180
Qu'un atome oublié sur les bords du néant, .
Ou qu'un grain de poussière emporté par le vent,
Glorieux de mon sort, puisqu'il est ton ouvrage.
J'irai, j'irai partout te rendre un même hommage,
Et, d'un égal amour accomplissant ma loi, i85
Jusqu'aux bords du néant murmurer : « Gloire à toi ! »
« Ni si haut, ni si bas ! simple enfant de la terre, Mon sort est un problème, et ma fin un mystère ;
1O2. Entendez: tune me dois rien avant ma naissance, puisque tu ne peux rien devoir au néant; tu ne me dois rien' après, puisque je n'existe -que par toi.