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X LAMARTINE : ŒUVRES CHOISIES

rai^spnt, non plu< dans le champêtre décor de Milly, mai? dans le cadre provincial et vieillot de la maison et de l'ancienne société de .Màcon. comme autant de personnages de Balzac. Mme de Lamartine était en tutelle au milieu d'eux. Quand elle dit (ilans le Manuscrit de ma mère) : « la famille ». elle a tout dit! C'est « la famille » qui l'empêche de recueillir une vieille servante tombée dans le besoin; « la famille » qui règle les mariages de ses filles; «la famille » qui, dès 1800, trouvant insuffisantes les leçons qu'Alphonse reçoit de sa mère, et même celles que lui donne rabbéDumont.vicairedeBussières, décide qu'Alphonse doit être mis en pension, et l'envoie à Lyon.

Les Mémoires inédits et les Confidcncos du poète font de la pension Papier, où il passa deux années, une sorte d'enfer à la Dickens, où les enfants apprenaient la cruauté parla souffrance. En réalité, il y travailla assez bien. Mais il ne supportait pas sans une vive et croissante iuipatience le double emprisonnement de l'école et de la ville. En décembre 180-2, il s'enfuit avec deux camarades. Pris et ramené, il dut achever l'année 'scolaire à Lyon ; mais sa-mère obtint de le confier, à la rentrée suivante, aux Pérès de la foi de Belley.

Là. Lamartine mena pendant quatre ans (octobre 1803-septembre 1807) une existence selon son cœur. Les Pères de la foi étaient une manière de Jésuites, ayant toute la douceur, toute l'onction, toute l'habileté des éducateurs religieux. Ils voulaient et savaient se faire aimer. Auprès d'eux l'enfant retrouvait quelque chose de la tendresse maternelle. La libre nature, la vie de la campagne, qui lui avaient tant manqué à Lyon, lui étaient presque rendues. Des fenêtres du collège, situé hors ville, les jardins, les coteaux plantés de vigne et darbres frui tiers s'offraient à lui de toutes parts. Les longues promenades qu'on luifit faire alors pour sa santé le familiarisèrent avec une nature plus grandiose et plus accidentée que celle de Milly. Les épaisses forêts, les torrents, les gorges de ce pittoresque Bugey, « avant-scène des Alpes », l'inspirèrent : les 'vers Au Rossignol et le Cantique sur le torrent de Tuisy ' sont de cette époque. Pourtant, le meilleur de sa poésie naissante restait encore inexprimé; tout au plus la traduisait-il en un langage symbolique, au moyen de ces chapelets de fleurs qu'il tressait le long des promenades.

Du même temps date l'éveil de son goùl littéraire. A Irav cr>

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