Aux bords de l'horizon. \. I\ , 6 (note); cl". I
8. Affaiblis, encore faibles, parce que le soleil n a pas complètement disparu. V. XV, 68 (note). — I" version : amortis.
Voilà le sacrifice immense, universel ! i5
L'univers est le temple et la terre est l'autel ;
Les cieux en sont le dôme; et ses astres sans nombre,
Ces feuv demi -voilés, pâle ornement de l'ombre,
Dans la voûte d'azur avec ordre semés,
Sont les sacrés flambeaux pour ce temple allumes ; 20
Et ces nuages purs qu'un jour mourant colore.
Et qu'un souffle léger, du couchant à l'aurore,
Dans les plaines de l'air repliant mollement.
Roule en flocons de pourpre aux bords du firmament.
Sont les flots de l'encens qui monte et s'évapore sS
Jusqu'au trône du Dieu que la nature adore.
Mais ce temple est sans voix. Où sont les saints concerts ?
D'où s'élèvera l'hymne au roi de l'univers?
Tout se tait : mon cœur seul parle dans ce silence.
La voix de l'univers, c'est mon intelligence. 'io
Sur les rayons du soir, sur les ailes du vent.
Elle s'élève à Dieu comme un parfum vivant,
Et, donnant un langage à toute créature,
Prête, pour l'adorer, mon âme à la nature.
Seul, invoquant ici son regard paternel, 35
Je remplis le désert du nom de l'Eternel ;
Et celui qui, du sein de sa gloire infinie.
Des sphères qu'il ordonne écoute Iharmome,
Écoute aussi la voix de mon humble raison.
Qui contemple sa gloire et murmure son nom. Lo
Salut, principe et fin de toi-même et du monde! -
Toi qui rends d'un regard l'immensité féconde,
ao. Après ce vers, la première rédaction contenait les quatre suivants : Brillant seul au milieu du sombre sancluaire, L'ahlre des nuits, jetant son éclat sur la terre, Balancé devant Dieu comme un vaste encensoir, Fait monter jusqu'à lui les saints parfums du soir.