‹ Oevres choisiesChapitre 98 sur 288 · Hyinette. V. XI, i (note · texte numérisé non relu

Hyinette. V. XI, i (note

7. Cithéron (et non Cytlîéron), montagne de Béolie (auj. Elateas). 18. Munnure. V. XI, 20 (note).

^8 LA MORT DE SOCR.VÏE

Comme fait à l'autel le sacrificateur,

11 puisa dans ses mains le flol libi'raleur, ao

Et, le versant trois fois sur son front qu'il inonde, Trois fois sur sa poitrine en lit ruisseler l'onde ; Puis, d'un voUe de pourpre en essuyant les flots, Parfuma ses cheveux, et reprit en ces mots : -« Nous oublions le Dieu pour adorer ses traces. a^

Me préserve Apollon de blasphémer les Grâces, llébé versant la vie aux célestes lambris. Le carquois de l'Amour, ni l'écharpe d'Iris, Ni surtout de Vénus la riante ceinture

-<Hii d'un nœud sympathique enchaîne la nature, 3 .

Ni l'éternel Saturne, ou le grand Jupiter, Ni tous ces dieux du ciel, de la terre et de l'air : Tous ces êtres peuplant l'Olvmpe ou l'EIvsée Sont l'image de Dieu par nous divinisée. Des lettres de son nom sur la nature écrit. Si

Une ombre que ce Dieu jette sur notre esprit. A ce titre divin ma raison les adore.

Comme nous saluons le soleil dans l'aurore; Et peut-être qu'enfin tous ces dieux inventés,

21. Inonde. V. XI, 20 (note), et, pour la rime, II, 25-20 (note"). // représente le Dot. — Toiïs ces dét.nils ne sont pas flans Platon, chez qui Socrate quitte ses amis pour aller se baigner (l.ins uno salle voisine, accompagné du seul Criton. Lamartine, préoccupé fl idées clirétiennes, a vu dans ce « bain» de Socrate une sorte d'image anticipée du baptême. De là le flot libérateur du vers 20.

26. Apollon, dieu de la poésie et des présages. Socrate professait pour lui une adoration particulière. V. XI, Ci et XII, i5 (notes). — Les Grâces, au nombre de trois, faisaient partie du cortège de \cnus : c'étaient des déesses de la joie.

27. Hébà, jeune et belle déesse, qui servait à boire aux dieux dans l'Olympe. — Lambris : palais (style de la poé>ic classique).

28. Le dieu Éros, personnification de lamoiir, était représenté avec un •carquois et des flèches. — Iris, messagère des dieux de l'Olympe, avait l'arcen-ciel pour écharpe.

2(j. La ceinture de Vénus était une sorte de talisman donnant une irrésistible puissance de séduction à la personne qiii en était ornée. Lamartine en fait ici le symbole même de Lamour. — lUanle. Var. : brillante.

3i. Éernel. Saturne, toujours représenté sous les traits d'un vieillard, est souvent considéré comme le dieu du Temps.

33. Elysée ou Champs-Elysées, région des Enfers où se réunissaient les émes ver^tueuses. Ici, les Enfers en général.

3i. Entendez : sont autant- d'images de Dieu, dont nous faisons des dieui distincts.

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