‹ OEvres de M.J. Chénier, précédées d'une notice sur Chénier (volume 2)Chapitre 212 sur 351 · ACTE I, SCÈNE I. 33i · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE I. 33i

Dans le commun péril chacun gémit pour soi; Mais les malheurs de tous sont rassemhlés sur moi. La luiit d'un jour trop lent redouble les alarmes, Et le jour me retrouve abreuvé de mes larmes. Dans les secours humains je n'ai rien oublié: Le frère de Jocaste, à Delphes envoyé, D'Apollon par mes soins consulte la prêtresse; Créon ne revient pas ; le temps fuit ; le mal presse ; Mais, quand sur nous enfin Delphes aura parlé, Du céleste courroux puisse OEdipe accablé Courber sous l'infortune un front sans diadème. S'il ne remplit du dieu la volonté suprême!

LE GRAND-PRETRE

Rien ne dément le cours de vos prospérités.

Déjà Créon s'avance à pas précipités:

Sur son front satisfait on voit briller encore

Ce laurier cher au dieu qu'à Delphes on implore.

Et dont les supplians, devant lui prosternés,

En abordant l'autel sont toujours couronnés.

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