‹ OEvres de M.J. Chénier, précédées d'une notice sur Chénier (volume 2)Chapitre 37 sur 351 · ÉL^NOR · texte numérisé non relu

ÉL^NOR

Avec ce fer, qu'illustra son époux, Qu'après l'avoir conquis je tiens d'elle et de vous?

ASTYAGE

D'elle, mais par mon ordre, et de moi -pour défendre Un trône où quelque jour vous auriez pu prétendre. Avant vous, renommé dans le champ des combats, Cambyse avec honneur y reçut le trépas. Sa fortune sous moi fut toujours florissante. Utile à mon empire et non pas menaçante; Et ce fer, redoutable à tous mes ennemis, Par Cambyse illustré, peut combattre son fils. Allez, et, rassurant ma puissance alarmée...

ÉLÉjYOR.

Le combattre! eh! seigneur, où donc est son armée? Où donc est-il ? Du glaive implorant le secours , Tout son camp révolté menace-t-il vos jours? Vous régnez; et Cyrus malheureux, mais fidèle. Caché loin de ce trône, où son destin l'appelle. Espérant des Dieux seuls un avenir plus doux. Fait des vœux pour sa mère et peut-être pour vous. ht moi, vous trahissant par mon obéissance,

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