‹ OEvres de M.J. Chénier, précédées d'une notice sur Chénier (volume 2)Chapitre 4 sur 351 · NOTICE · texte numérisé non relu

NOTICE

sur le seul. titre, l'ouvrage était déjà dénoncé comme le portrait d'un autre tyran. On peut le considérer comme une suite du Germanicus de M. Arnault : c'qst presque le même sujet traité sous deux aspects divers par deux auteurs que rapprochent à la fois leurs talens , leurs malheurs , la noble franchise de leurs caractères, et l'honorable amitié qui les unissait. Mais, indépendamment de toute circonstance, le Tibère de Chénier tient, aux yeux des meilleurs juges ', un ^ang éminent parmi les chefs-d'œuvre dramatiques.

Les lecteurs éclairés ont distingué aussi dans son théâtre une comédie en vers, intitulée Natlian-le-Sagc ; sujet traité fort au long par Lessing, et que Chénier a réduit en trois actes, en y répandant beaucoup de grâce et de gaîté. Il a puisé, dans quelques scènes des deux derniers actes A\\ Jules -César- de Shakespeare l'idée de sa tragédie de Brutus et Cassais. C'est im ouvrage de sa jeunesse , qu'il a remis plusieurs fois sur le métier, et qu'il se promettait de perfectionner un jour. On n'a pu recouvrer que des fragmens de deux comédies, dont l'une est imitée de Shéridan ^, et l'autre une nouvelle esquisse d'un sujet sur lequel Voltaire s'était essayé^. Mais le théâtre posthume de Chénier renferme des imitations de VOEdipe- Roi, de XOEdipe à Colonc^ , et d'une partie de

1. Voyez l'analyse du théâtre de Chénier, par M. Leinercier , tome I des Œuvres anciennes , présente édition.

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