‹ OEvres de M.J. Chénier, précédées d'une notice sur Chénier (volume 3)Chapitre 119 sur 218 · COURTISANS, GARDES, PAGES · texte numérisé non relu

COURTISANS, GARDES, PAGES

CATHERINE

Il sort Je vois entrer nos vaillantes cohortes.

GUISE

Rangez-vous près du Roi.

LORRAINE

Fermez toutes les portes.

Où donc est l'Amiral ?

CATHERINE

Illustres Conjurés, Des vengeances du Ciel Ministres révérés! Que la rébellion , que le crime s'expie : Le trône est attaqué par une secte impie. Accusant chaque jour le trop lent avenir, Vos cris semblaient hâter l'instant de la punir : Votre juste fureur, trop long-tems retenue, Peut éclater enfin. La nuit , l'heure est venue : Faites votre devoir; et , comblant nos souhaits, Sachez de votre roi mériter les bienfaits.

GUISE

Sitôt que le signal se sera fait entendre,

Vous verrez qu'à ce prix nous pouvons tous prétendre.

Nous partirons, Madame, aux accens de l'airain

Qui va sonner pour nous dans le temple prochain.

Ma main, je l'avoûrai, dans une nuit si belle,

Voudrait seule immoler tout le parti rebelle;

Mon cœur même conçoit un déplaisir secret,

El , plein d'un tel honneur, le partage à regret.

Mes compagnons du moins sont dignes de me suivre,

De cueillir les lauriers que le Destin nous livre,

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