‹ OEvres de M.J. Chénier, précédées d'une notice sur Chénier (volume 3)Chapitre 175 sur 218 · ACTE IV, SCÈNE III · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCÈNE III

l'amiral.

Non : j'ose au moins l'espérer.

On ajoute , (et d'abord je dois vous déclarer Que de mes envieux la funeste puissance M'a fait à ce discours donner quelque croyance ; Je sais trop qu'à me perdre ils sont tous occupés, Et c'est le sort des rois d'être souvent trompés. ) On ajoute, on prétend qu'une troupe perfide M'impute auprès de vous cet affreux parricide; Et qu'enfin de ma vie on doit trancher le cours.

LR ROI DE FRANCE

Se peut-il?...

l'amiral.

Oui, j'apprends qu'on en veut à mes jours. Je viens savoir de vous ce qu'il faut que j'en pense.

LA REINE-MÈRE

Le Roi devait s'attendre à plus de confiance.

l'amiral.

Vous le voyez assez : mon cœur se fie au sien , Puisque je viens, Madame, implorer son soutien.

LE ROI DE NAVARRE

Pardonnez : le soupçon me paraît excusable. Punit-on Maurevert ? ou n'est-il point coupable ?

la reine-mère.

Prince , on doit le punir.

LE ROI DE NAVARRE

Le Roi l'avait promis.

LA REINE-MÈRE

Eh quoi ! douteriez-vous des sermens de mon fils ?

LE ROI DE NAVARRE

Je ne sais point douter de la foi d'un monarque.

Mi6 CHARLES IX.

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