‹ OEvres de M.J. Chénier, précédées d'une notice sur Chénier (volume 3)Chapitre 176 sur 218 · LA ISE1SE-MÈRE · texte numérisé non relu

LA ISE1SE-MÈRE

Vous avez de la sienne une infaillible marque. Et l'hymen de sa sœur est un gage assuré Qu'il est prêt à tenir tout ce qu'il a juré.

LE ROI DE NAVARRE

Eh bien ! par ce saint nœud , par le doux nom de frère ,

Sire , à vos intérêts ne soyez point contraire :

Protégez un guerrier redoutable et soumis;

Dans ses persécuteurs voyez vos ennemis.

Un prince est vraiment grand lorsqu'il punit le crime ;

Plus grand, lorsqu'il soutient la vertu qu'on opprime.

LE ROI DE FRANCE

De tous ses ennemis l'Amiral est vainqueur :

Ses conseils vertueux sont au fond de mon cœur.

Craindrait-il que son maître eût dessein de lui nuire ?

LA3IIR AL.

Je crains votre bonté , trop facile à séduire.

LA REINE-MÈRE, à l'Amiral.

Au milieu des faux bruits qui vous ont alarmé Des sentimens du Roi l'Hospital informé Pouvait tenter au moins de rassurer votre âme. Il le devait peut-être.

LE CHANCELIER

Et je l'ai fait, Madame.

l'amiral.

Le Roi seul est garant des volontés du Roi , Madame; un mot de lui peut calmer mon effroi.

LA REINE- M ÈRE

Parlez, mon fils.

LE ROI DE FRANCE, regardant toujours la Reine-mère

Le Ciel , maître des destinées , Ne peut hâter par vous la fin de mes années ;

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