SIR ARNOLD, LADY JOSÉPHINE
SIR ARNOLD
Il ON, madame, jamais; non, soyez en certaine... Je ne souffrirai point vos airs de souveraine.
I. Cette comédie, dont nous ne possédons que les fragmens ci -après, est la traduction littérale des pi'iucipales scènes de V Ecole de la médisance , par Shéridan. L'intention de Cliérier était, à ce qu'il parait, d'en faire une comédie plus appropriée à nos mœurs et à notre théâtre : voilà pourquoi quelques-uns des rôles secondaires de la pièce anglaise n'ont pas été co»>pris dans
LADT JOSÉPHINE.
Monsieur, de me réduire en vain vous vous flattez; Je dois, je prétends faire en tout mes volontés.
SIR ARNOLD
Où donc est le respect?
LADT JOSEPHINE.
Du respect!
SIR ARNOLD
Oui, madame.
LADT JOSÉPHINE.
Pour vous !
Pour un mari.
LADT JOSÉPHINE.
Non, je sais qu'une femme, Du moment qu'elle vit sous le nom d'un époux. Peut agir à sa tête et contenter ses goûts. Parce qu'on m'éleva jadis à la campagne. Vous me feriez votre humble et docile compagne ! Oh! si comme un enfant vous vouliez me traiter, Pourquoi m'épousiez- vous? il fallait m'adopter. Vous étiez assez vieux...
âon plan. Toutefois, le titre qu'il a choisi nous étonne : dans ÏÉcole de Shéridan, la scène des portraits de famille n'est qu'un épisode accessoire; ici notre auteur en fait le sujet principal de sa comédie. Quels peuvent avoir été ses motifs? Le défaut de documens nous met à cet égard dans une complète ignorance. ( Note *lc l'éditeur.)