‹ OEvres de M.J. Chénier, précédées d'une notice sur Chénier (volume 5)Chapitre 1 sur 180 · SIR ARNOLD, LADY JOSÉPHINE · texte numérisé non relu

SIR ARNOLD, LADY JOSÉPHINE

SIR ARNOLD

Il ON, madame, jamais; non, soyez en certaine... Je ne souffrirai point vos airs de souveraine.

I. Cette comédie, dont nous ne possédons que les fragmens ci -après, est la traduction littérale des pi'iucipales scènes de V Ecole de la médisance , par Shéridan. L'intention de Cliérier était, à ce qu'il parait, d'en faire une comédie plus appropriée à nos mœurs et à notre théâtre : voilà pourquoi quelques-uns des rôles secondaires de la pièce anglaise n'ont pas été co»>pris dans

LADT JOSÉPHINE.

Monsieur, de me réduire en vain vous vous flattez; Je dois, je prétends faire en tout mes volontés.

SIR ARNOLD

Où donc est le respect?

LADT JOSEPHINE.

Du respect!

SIR ARNOLD

Oui, madame.

LADT JOSÉPHINE.

Pour vous !

Pour un mari.

LADT JOSÉPHINE.

Non, je sais qu'une femme, Du moment qu'elle vit sous le nom d'un époux. Peut agir à sa tête et contenter ses goûts. Parce qu'on m'éleva jadis à la campagne. Vous me feriez votre humble et docile compagne ! Oh! si comme un enfant vous vouliez me traiter, Pourquoi m'épousiez- vous? il fallait m'adopter. Vous étiez assez vieux...

âon plan. Toutefois, le titre qu'il a choisi nous étonne : dans ÏÉcole de Shéridan, la scène des portraits de famille n'est qu'un épisode accessoire; ici notre auteur en fait le sujet principal de sa comédie. Quels peuvent avoir été ses motifs? Le défaut de documens nous met à cet égard dans une complète ignorance. ( Note *lc l'éditeur.)

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