‹ OEvres de M.J. Chénier, précédées d'une notice sur Chénier (volume 5)Chapitre 3 sur 180 · ACTE I, SCÈNE · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE

Avec le grand papa vous alliez en partie

En chariot, traîné par le vieux cheval-pie?

Et pour votre cocher, dites, n'aviez-vous pas

Le sommelier Martin, qui vous menait au pas?

Aujourd'hui vous avez, grâce à ma complaisance.

Vis à vis, phaéton, herline, diligence,

Cocher, trois grands laquais, un petit postillon.

Six chevaux, pour traîner madame à Rensington.

Votre état fut long-tems éloigné de l'aisance ;-

Vous voilà parvenue à l'extrême opulence.

Tout vous manquait ; chez vous tout se trouve à foison :

Jeu, grand train, table ouverte, excellente maison;

Les plaisirs, les entours d'une très haute dame;

Vous avez, en un mot, Thonneur d'être ma femme.

LADY JOSÉPHINE

Et je n'aspire plus qu'au singulier honneur D'être bientôt...

SIR ARNOLD

Ma veuve! oui, j'entends.

LADY JOSÉPHINE

Votre humeur Devient de jour en jour plus aigre et plus fâcheuse; J'imite votre exemple, et suis un peu grondeuse. J'ai tort : laissons cela. J'espère qu'à la fin V^ous avez teimuié vos leçons du matin.

lo LES PORTRAITS DE FAMILLE.

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