SUR L'ASSEMBLEE DES NOTABLES
« Les momens sont venus : joignez tous vos efforts. «J'ai vu les protestans, bannis loin de mes bords, « De cités en cités cbercliant une patrie, «Y porter des trésors, enfans de l'industrie. «Les arts et le travail accompagnaient leurs pas; «Errans, désespérés, ils me tendaient les bras. « Durant un siècle entier j'ai pleuré leur absence ' : « Roi , sècbe, il en est tems, les larmes de la France. «Vengeur de l'Amérique et protecteur des mers, « Laisse adorer ton Dieu sous des cultes divers. « L'Etat ne doit venger que la commune injure. « Dieu veut-il un liommage imposteur ou parjure? «Sans prévenir, du moins, le jugement des cieux, « Rends aux fils les climats qu'habitaient leurs aïeux. « D'excellens citoyens fréquentaient peu nos temples; «Et sans aller bien loin te chercher des exemples, « De ton prédécesseur Maurice ^ fut l'appui : « On peut servir son roi sans penser comme lui.
« L'ignorance a long-temps peuplé les monastères. «Humbles, pauvres d'abord, de saints célibataires, « Sous le dais tout-à-coup cherchant des protecteurs,