‹ oevres walter scottChapitre 5 sur 42 · CHAPITRE premier · texte numérisé non relu

CHAPITRE premier

Cottnent l'AnglèteiTe «t l'Sooste yinnnt à former A^vfx r^jatuht» sêpêrSi'

L'ÀN^LEtKftRis est la partkf méridionale, et l'Ecosse la partie septentrionale de rîte célèbre a{^elée Grande-Bretagne. L'Angleterre est beaucoup plus grande que TEcosse ; le sol en est bien plus fertile et produit de plus abondantes mdissons. Les bommes y Mut aussi en bien plus grand nombre, et les gens de la ville ^ ^sonmie ceux de la eampagne, y jouissent de plus d'aisance, et ont ^meillen-rs habits et nnemeilleure nourriture qu'en Ecosse.

L'Ecosse, au contraire, est pleine de montagnes, de landes ^^< imiiienses et de lïéscm» stériles qui ne pi^duisent aucun grain, et

iK Le tenus de /imAttiietu paraît réqni valent de celui de ktooiv^ qtri iteri^^fiVpaft prMtëofent ntarais (fen, marsh ) comme l'indiquent les diciionnatres , mais des plaines de bruyères. Ce mot appartient plus spécialement au nord de la Grande-Bretagne. Le terme écossais pour marais est mosi, morasst d'ailleurs il y a aussi danal^lMildtrt desmoiolw des pal«tetf'd« t«rf«til plut eW lODim» moUet et hamidea.

où les montons et les bétes à cornes trouvent à peine de quoi se

nourrir. «Mais les terres basses qui avoisinent les grandes rivières

sont plus fertiles et se couvrent de belles moissons. Les habitans

de l'Ecosse menait en général une vie plus dure que ceux de

l'Angleterre.

^ Comme ces deux nations habitent aux deux extrémités de la même île, et sont .séparées des autres parties du monde par de vastes mers orageuses S il semblait naturel qu'elles fussent amies l'une de Tautre, et qu'elles vécussent^ous le même gouvernement. En effet y il y a à peu près deux cents ans^ le roi d'Ecosse devint roi d'Angleterre, comme je vous le dirai dans une autre paitie de cet ouvrage, et depuis lors les deux peuples n'ont plus formé qu'un seul royaume qu'on appelle Grande-Bretagne.

Mais avant cette heureuse union de l'Angleterre et de l'Ecosse / il y eut entre les deux peuples de longues , sanglantes et cruelles guerres ; et, au lieu de se secourir et de s'aider l'un l'autre comme de bons voisins, ils se firent tout le mal qu'ils purent, envahissant réciproquement leurs territoires , massacrant les habitans , brûlant les villes , et emmenant prisonniers les enfaris et les femmes. Cela dura pendant bien des siècles ; et je vais vous dire maintenant d'où venait que l'île était ainsi divisée.

Il y a bien long-temps, dix-huit cents ans et plus, il existait une nation brave et guerrière appelée les Romains, qui entreprit de conquérir le monde et de soumettre tous les peuples, de manière à faire de leur ville de Rome la reine de toutes les nations couvrant la face de la terre. Après s'être emparés de ce qui se trouvait soit près, soit loin d'eux, ils arrivèrent enfin en Bretagne , et firent la guerre à ses habitans, qui s'appelaient Bretons. Les Romains, qui étaient braves et bien armés, battirent les Bretons, et prirent possession de presque toute la partie plate de Tile qu'on nomme aujourd'hui Angleterre ^, ainsi que d'une partie du midi de l'Ecosse ' ; mais ils ne purent pénétrer dans les hautes montagnes du nord , où ils ne trouvaient que difficilement de quoi nourrir leurs * soldats, et dont les habitans leur opposèrent une vigoureuse résistance.

Bientôt les habitans sauvages de l'Ecosse, que les Romains nV valent pu soumettre , descendant de leui's montagnes, entreprirent des incursions dans la partie du pays conquise par ces étrangers»

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