‹ OffenbachChapitre 1 sur 21 · PRÉFACE · texte numérisé non relu

PRÉFACE

l'épouse pour relevé?' son courage et soutenir sa volonté.

Ni la mort, ni le temps n'avaient pu entamer cette idolâtrie. En sa/oi ardente d'Espagnole, elle était convaincue du triomphe final, elle le pressentait, elle l'attendait sans défaillance.

Dans le salon tout plein des souvenirs d'autre/ois, oii flous l'avons vue jusqu'à la dernière heure, ses yeux se reposaient sans cesse sur une aquarelle de Détaille : Offenbach au travail, saisissante de vérité — et toujours le passé revenait sur ses lèvres. Les paroles du père, même les plus lointaines, étaient restées ineffaçables : elle les redisait avec une sorte d'orgueil attendri, quelque chose de souriant mêlé à sa douleur.

Le doute n'avait pu trouver place en son âme durant les années d'indifférence qui suivirent la mort de Jacques. Lui-même avait prédit le passager oubli : elle demeura inébranlable dans sa croyance, confiante en un juste avenir.

Le destin qui s'était acharné après elle, la frappant à coups répétés, lui accorda enfin cette consolation infinie : elle a vu se lever l'aube tant espérée, elle est morte au tnoment oii le nom d' Offenbach revivait parmi nous.

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