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CHAPITRE VI

Les mois de juillet et d'août avaient été pour Jacques un long martyre. La volonté de vivre pouvait seule conserver un reste d'existence à ce pauvre corps décharné, secoué à chaque instant par une toux lamentable.

Plus de promenades sur la terrasse, à travers la forêt.. — Drapé dans sa robe de chambre, enveloppé dans la fourrure qui semblait flotter autour d'un squelette, il travaillait avec une ardeur désespérée, cachant à tous l'angoisse qui l'étreignait à la pensée de la mort prochaine, de cette mort qu'il devinait et contre laquelle il se raidissait encore.

« 11 n'y a plus rien dans ce corps-là! » avait dit à un des fidèles du Maitre le D"" Lamarre, dont le dévouement et l'amitié ne se démentirent pas un seul jour durant cette lente agonie.

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« Mais, écrivait plus tard M. Albert Wolff, nous savions qu'il y avait encore quelque chose que le docteur ne voyait point. Appelez cette chose l'àme, la flamme ou l'ambition de l'artiste, comme vous voudrez ; mais toujours est-il que cette force invincible soutenait le corps abandonné par la force physique, à ce point qu'il fallait le plus souvent porter le pauvre malade de son appartement jusqu'au restaurant quand nous réunissions quelques amis communs à notre table. »

Les Contes d'Hoffmann n'étaient pas'achevés et la terreur suprême d'Offenbach était de tomber avant d'avoir pu guider leurs premiers pas ; car ils devaient être le défi jeté à la minute dernière, à tous ceux-là qui avaient douté de lui, le testament du maitre à ceux qui l'avaient aimé et admiré .

Madame Tournai, restée prés de son père tandis que madame Offenbach accompagnait ses autres enfants à Etretat, MM. Albert Wolff, Henri Meilhac, Halévy installés à Saint-Germain et venant à maintes reprises dans la journée ou le soir causer avec lui, ne soupçonnaient pas les sombres pressentiments dont il était assailli, les pensées funèbres qu'il écartait en travaillant toujours.

A peine les trahissait-il élans (jnebines phrases échappées à un moment de lassitnde, dans des lignes écrites sous les tenailles de la douleur.

On l'avait vu tant souffrir depuis dix années qu'il semblait aux siens que cette fois encore la crise serait passagère. Comment penser que le dernier jour fût si proche, alors qu'on le surprenait dès le matin à sa table de travail, et (ju'à tout instant le piano apportait les échos de Belle Liiretfeei des Conte.'i d'Hoffmann, alors qu'il arrêtait avec M. Koning la distribution de la première de ces partitions et qu'il réunissait tous ses futurs interprètes de l'Opèra-Comique pour leur faire entendre la seconde •*

Les forces lui reviendraient avec le commencement des répétitions ; on le retrouverait à l'avant-scène plus vivant que jamais. — Et vers le milieu de septembre Jacques avait regagné Paris.

Maître des Folies-Dramatiques, il allait bientôt fégner à la fois, sur la Renaissance, les ^'ariétès et l'Opéra-Comique.

Dans le foyer de la salle Favart où on le transportait avec des précautions infinies, il entendait enfin les premiers chants de son œuvre bien-aiméc. Et c'était chose poignante de voir un éclair de joie illuminer le regard du mourant le jour où il entendit pour la première fois M"°Isaac

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murmurer la romance de la Tourterelle, le jour où, dans le duo entre Hoffmann et Antonia, la phrase d'amour tant caressée se dressa vivante devant lui.

Dans l'après-midi du 3 octobre, travaillant suivant son habitude au milieu de tous les siens dont l'adoration pour le père semblait grandir encore, il venait de revoir le dernier acte des Contes, quand, dans une crise d'étouffement, il porta la main à son cœur et s'évanouit.

Les médecins appelés en hâte sont impuissants contre cette mort que Jacques lui-même voit venir, inexorable, sans merci. — Il l'a dit quand il s'est ranimé, quand ses yeux sont tombés sur tous ces désespérés qui l'entourent : « Je crois que ce sera cette nuit la fin. »

Et dans ces heures d'agonie, la pensée des Contes d'Hoffmann le poursuit encore ; c'est en songeant à eux qu'il lève les bras vers le ciel en un geste désespéré, c'est pour eux qu'il se laisse martyriser, supportant tout sans une plainte.

Un prêtre de Saint Louis d'Antin est venu s'asseoir à son chevet et a entendu ses dernières paroles.

A 3 heures \j'2 du matin, M™° Offenbach jette un cri et tombe agenouillée, le visage sur la main de son mari. Jacques est mort

Les ai'ticles biographiques, les critiques, les souvenirs se pressent innombrables, et nulle part les attaques injustes si souvent dirigées contre le Maître, les jalousies, les haines mêmes ne trouvent un écho. C'est une véritable apothéose que le concert unanime de regrets et de louanges, cet hommage suprême venu de tous, amis ou indifférents.

Voici le Gaulois, sous la signature de M. Fourcaud, qu'on ne saurait accuser d'une tendresse exagérée pour l'Opéra-Bouffe :

» Le musicien d'Orphée aux Enfers était d'une fécondité inépuisable : plus de cent ouvrages ont répandu son nom par toute la terre.

» Il n'est pas un bourg en Europe, pas un hameau dans le Nouveau-Monde où son répertoire n'ait pénétré. Offenbach a le jet mélodique merveiileusement facile, abondant et distingué. A côté de ses inventions plaisantes, de ses caprices de rhythme, de ses bizarreries prosodiques, il rencontre parfois des phrases élégiaques d'une grâce exquise et touchante. Voudrait-il, pris de subites pudeurs, se faire pardonner ses joyeusetés violentes ? Le fait est qu'il y eut toujours en lui un rêveur délicat qui trouvait moyen

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de semer, des fleurs du sentiment les c^inevas les plus excentriques.

» Je ne parle pas de la C/ianson de Fortunio et du Mariage aux Lanternes, deux œuvres des plus aimables qui soient. Mais je demande à tout musicien de bonne foi si l'auteur n'a pas prodigué en ses moindres partitions de rares qualités musicales. Un genre était sorti tout armé de sa cervelle, genre qu'il a fécondé seul, dans lequel on n'a pu l'égaler et qui, véritablement, disparait avec lui. Il se peut que des fruits secs du Conservatoire aient dédaigné ce fertile improvisateur. Qu'importe ce dédain à sa mémoire ? Nul. parmi ceux qui comptent, n'a méconnu sa valeur originale. »

Dans le Voltaire, c'est M. Léon Kerst qu'il serait téméraire aussi de taxer de partialité :

» Je me sens d'autant plus à l'aise pour discuter OfFenbach, père de l'Opérette, que je suis l'ennemi personnel de l'opérette ; mais je suis loin de confondre Otfenbach avec tous les caudataires à qui il a donné naissance.

» Je sais distinguer entre l'opérette, sortie gracieuse, légère, spirituelle et court vêtue du cerveau d'un homme éminent et les bâtardes prétentieuses, sans allure comme sans origina-

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lité, émanées, à l'étal do dégénéresconres, d'osprils })Oiir qui l'iiDitation fsl un Ijosoin primordial, imo sorte (\q raison (ViMn'.

)) Entre ceux-ci et celui-là, il y a un monde : OfTenbnch est quelqu'un, ceux-ci ne sont rien, n'étant qu'une conséquence, n'étant que les effets d'une cause

» Ce compositeur qui vola pour ainsi dire pendant trente ans de triomphes en triomphes, ne rêvait qu'une seule chose ; un succès à l'Opéra- Comiqne.

« Et il meurt au moment où le songe allait devenir une réalité.

» Ce que j'ai entendu des Contes d'Hoffmann m'autorise à parler ainsi.

» Mais je veux voir autr(> chose dans ce cléMderatnm d'un grand artiste : c'est que si, à Paris, nous n'étions pas aussi avares de théâtres sérieux, peut-être Oft'enbach eùt-il été autre chose que le père de l'Opérette. N'avait-il pas sûrement et de toute évidence, tout ce qu'il fallait pour être le digne continuateur d'Anber et d'Adam ? m

Laissons la parole à M. Joncières qui consacre dans la Liberté un long article au Maitre :

» Quelle verve, quel esprit, quelle délicalesse, quel profond sentiment de la scène dans ces

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œuvres qui oui obtenu le même succès sur les théâtres du monde entier ! Offenbach a pu écrire de la j)6tite musique, mais c'était un grand

artiste

» D'où vient donc cette sainte horreur de l'opérette que montrent tous ces musiciens impuissants, qui, n'ayant pour tout bagage qu'un ou deux mauvais opéras-comiques en un acte, affectent de mépriser la musique d'Offenbach ? N'est-ce pas l'envie qui perce sous leur dédain? »

M. Albert Wolff, dont l'amitié pour Jacques remontait aux années d'enfance, qui l'avait suivi du premier essai à la dernière victoire, témoin des luttes sans repos, des chagrins comme des joies, donnait au Figaro du 5 Octobre une chronique toute vibrante à travers laquelle revivait le grand mort :

w L'excessive tendresse que le musicien

avait pour son propre talent et qu'on lui a si souvent reprochée, le tint debout dans la tourmente. La nature a décidément bien arrangé toutes choses, puisqu'elle a donné à ceux qui vivent de la gloire d'artiste, la confiance en leur étoile. L'homme qui ne s'attelle pas à la besogne avec la conviction de réussir mieux que les autres, perd le meilleur de son talent dans le doute de soi-même. Jamais Offenbach n'eût écrit cent

partitions et même cent-deux en comptant les deux inédites, s'il avait perdu son temps à se discuter. Le Destin lui avait donné pour compagne une muse aimable qui, au lieu de faire des scènes à l'artiste, lui passait les mains dans les cheveux et lui disait : « Tu es le plus beau et le plus grand. » Oti'enbach le croyait, ni plus ni moins que tous ceux qui existent par l'intelligence et le succès. Seulement ce que ses rivaux, qui ne le valent pas, se répètent devant la glace où se reflète leur image et leur idole, Offenbach le disait à haute voix à qui voulait l'entendre ; chez lui la vanité était plus naïve que chez les autres ; voilà tout !

Le jeudi, 7 octobre, dès le matin, la Madeleine est comble ; l'entrée de la rue Royale est envahie, ParLs se presse aux abords de l'église.

Sur le boulevard des Capucines, c'est un défilé de couronnes qui s'amoncellent dans la chapelle ardente au milieu de laquelle le cercueil est exposé, fleurs envoyées par l'Opéra, l'Opéra- Comique, les Folies-Dramatiques, les Variétés et les Bouffes; couronne apportée par M. Jacobi au nom de l'Alhambra de Londres ; roue gigantesque aux couleurs brabançonnes envoyée par les Galeries Saint-Hubert: gerbes de fleurs

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déposées au [)i(Ml du catafalque par la dèpulation des théâtres de Vienne ou par la délégation de Cologne. Puis ce sont les derniers souvenirs des amis, lés hommages des admirateurs, et quand, à dix heures, le cortège s'ébranle vers l'église, c'est derrière un amoncellement de lilas, de roses que s'avance le maitre des cérémonies portant sur un coussin la croix de la Légion d'honneur, la plaque de François-Joseph et le grand-cordon de Charles III.

Marchant aux côtés du char, MM. Victorien Sardou. Halanzier, Perrin et Auguste Maquet. Après 1(> hls et les gendres d'Offenhach, MM. Edmond Turquet, Ambroise Thomas et Camille Doucet.

Les curieux, auxquels se sont mêlés des bandes de touristes anglais conduits parleurs guides, ont pris possession de la Madeleine b'ien avant l'arrivée du convoi, opposant une barrière vivante que ne peut franchir plus d'un invité. C'est ainsi que MM. Hector Crémieux, Tréfeu, Halévy et tant d'autres sont forcés de rester sous le porche durant la cérémonie entière.

Dans l'église nul ne songe à maîtriser son émotion pendant que Faure dit Je Pie Jesu et Taskin /e Lî5e7*a, pendant que Talazac chante le Dies Irœ et VAgnuSj adaptés à des fragments desConip.s (ï Hoffmann, et quand, à l'offertoire,

la Chanson de Fortunio s'élève au grand-orgue, quand la phrase adorable de Valentin plane sur toute cette foule qui revit en un instant les triomphes passés, les plus indifférents se sentent le r(Pnr serré et bien des yeux se remplissent de larmes.

Les interprètes du Maître sont lîi sans exception, mêlés à tout ce que Paris compte de grand et d'illustre : c'est, devant le cercueil, un interminable défilé au milieu d'une foule grossissant toujours, s'écrasant pour mieux voir.

Le char funèbre prend, par un long détour, le chemin du cimetière Montii'iarlre : on a voulu qu'Offenbach vit une dernière fois ses théâtres et on va suivre le boulevard, passer près des BoufTes, devant l'Opéra-Comiquo et les Variétés.

Ce jour-là les artistes de l'Alhambra de Londres jouaient la Fille du Tambour-Major, un crêpe au bras ; à Paris, le convoi de Jacques frôlait les affiches annonçant pour le soir les Mousquetaires, au passage Choiseul : aux Variétés, la Femme à Papa..,

On quitte le boulevard au carrefour Montmartre ; la pluie tombe et, derrière le clnr dont les cordons sont tenus par MM. Victorien Sardon, Emile de Najac, Jonciéres et douzien, les rangs s'éclaircissenl. Beaucoup trouvent déjà

que kl dette de reconnaissance est amplement payée.

Derrière les parents s'avance une femme vêtue de noir ; c'est Hortense Schneider. Oubliant luBoulayigère, la Grande-Duchesse ne s'est souvenue que de Boulot le et de la Périchole, et aussi du Violoneux et de la Rose de Saint-Flour ; elle fait jusqu'au bout le triste pèlerinage.

Au cimetière M. Victorien Sardou devait adresser un dernier adieu ; mais, devant cette fosse ouverte, l'émotion l'étouffé, il ne peut parler. — Deux discours seulement sont prononcés : le premier par Auguste Maquet qui redit en quelques phrases la volonté héroïque, l'énergie miraculeuse de Jacques.

Ce fut aussi une âme intrépide, infatigable, que rien ne put vaincre, ni la douleur, ni l'adversité. Cette âme soutint dix ans le corps épuisé, défaillant: elle le forçait à travailler, elle le forçait à vi vre ....

M. Joncières, qui avait aimé l'ami autant qu'il admirait l'artiste, rappelle les jours d'épreuve, qui l'avaient montré si courageux:

C'était un ami sûr et dévoué, plein de

cœur et d'élan, un homme d'une honorabilité

inattaquable. On l'a bien vu dans les circonstances les plus critiques, lorsque pour faire honneur à sa signature, il accepta l'offre que lui lait un imprésario américain d'aller diriger des concerts au delà de l'Océan.

Alors, malgré les souffrances du mal terrible qui, déjà, le minait, il partit, laissant les siens qu'il adorait, sans savoir si jamais il les reverrait, et, pendant six longs mois, il alla, chaque soir, diriger un orchestre, puisant dans son implacable volonté les forces nécessaires pour accomplir la courageuse tache qu'il s'était imposée....

Au lendemain des funérailles M. Léo Delibes, jaloux de ' prouver à la famille de Jacques le dévouement affectueux conservé à l'ancien directeur des Bouffes, prenait place à l'avant-scène de la Renaissance et surveillait les dernières études de Belle Lurette^ en orchestrait l'ouverture et un entr'acte restés inachevés.

Des Contes cVIIoffmanri^ Offenbacli ne laissait que la partition de piano, terminée jusqu'à l'accord dernier, annotée déjà de ses indications d'orchestre. Pour l'important et délicat travail qui restait à faire, les héritiers du compositeur et M. Carvalho s'arrêtèrent au nom de M. (.'luiraud. Mais l'auteur de Piccolino hési-

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tait devant la responsabilité qu'il allait assumer; une démarche faite auprès de lui par Auguste Otlenbacli, le jeune fils du maitre, accompagné de Nephtalie Mayrargues le décida et le jour môme il se mettait au travail.

Le 30 octobre, le rideau de la Renaissance se levait sur Belle Lurette. Un voile de tristesse jetait son ombre sur la salle : mais Ofîenbach avait à tel point multiplié les séductions parmi ces trois actes que les bravos et la joie de la Tictoire eurent raison des souvenirs des adieux. Le Jcibot du colonel., le joli Trio des Amoureux.^ et l'exquise phrase des V^ingt Ans si délicatement dite par M"'' Jane Hading, avaient, dès le début, forcé les applaudissements qui ne devaient plus se ralentir. La parodie du Beau Danuble Bleu, le duo, la Ronde du Lavoir^ une des trouvailles rythmiques les plus entrainantes qu'eût signées Jacques, le final de la blanchisserie, autant de pages acclamées au second acte. La scène des Masques, les couplets : « On peut éteindre les Chandelles » terniinaienl aussi briUament la représentation.

La pièce de MM. Blum, Blau et Toché, aussi bien que la partition d'Otîenbach, avaient rencontré de vaillants défenseur en M''' Jane llading, corrigeant, à force d'esprit et d'adresse,

K'S défaillances de sa voix, et représentant avec la même grâce adorable, la blanchisseuse, la duchesse ou l'arlequine, M"* Mily-Meyer, MM. Cooper, Jolly, Vauthier, Lary, Alexandre et Janin, et le succès de la première ne fît que grandir aux représentations suivantes.

En même temps le Figaro^ voulant rendre un cclalant hommage à la mémoire d'un de ses premiers amis, du musicien qu'il avait suivi à chaque pas de sa carrière, faisait appel aux principaux interprètes, à ceux qui avaient été des grandes victoires, pour organiser une représentation qui serait comme une revue de l'œuvre d'Offenbach. Tous répondaient à l'appel, et le jeudi 18 novembre, dans la salle des Variétés, les mortels heureux, favorisés d'une des invitations dont Paris entier rêvait depuis quinze jours, assistaient au miraculeux concert dont voici le programme :

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