XXVI OFFENBACH EN AMERIQUE
plus vraiment populaire que votre mari, et trèscertainement il léguera à ses enfants un nom qui leur servira de passe-port dans les quatre coins du globe.
Admettons, madame, que, dans dix ans, il prenne fantaisie à votre jeune fils de parcourir le monde. Un beau matin — ne vous effrayez pas. ceci n'est qu'une supposition, — un beau matin, dis-je, il tombe dans les mains des cannibales :
— Ah! dit le chef, voilà un jeune blanc qui ne doit pas être mauvais avec une bonne salade.
Puis, s'adressant à sa victime. il lui demande :
— Comment t'appelle-t-on dans ton pays, succulent étranger ?
— Je suis le fils de Jacques Offenbach.
— Rassure-toi, jeune homme : tu ne seras pas mangé, s'écrie Le chef, et que la fête commence!
Et aussitôt on hisse le jeune Offenbach
sur un trône, les sauvages entonnent le finale
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OFFENBACH EN AMÉRIQUE XXVIT d'Orphée en signe d'allégresse et il ne tient qu'à votre fils de devenir roi de quelque chose tout aussi bien que l’avoué de Périgueux. Voilà qui peut vous rassurer sur l'avenir. madame. Je n'ai jamais été chez les sauvages, mais je suis un touriste enragé. Dans tous les pays que j'ai parcourus, le nom de Jacques Offenbach est également célèbre, Aussi, crovez-le bien. un homme qui occupe à ce point l'esprit de ses contemporains est bien une individualité de valeur et on peut dire de fui que st jamais dans l'avenir son talent périclitait. ce qui existe de lui est si solide que je défie Jacques de jamais démolir sa propre renommée. On à beau le critiquer. ce qui est le droit de chacun, sur un point tout le monde est d'accord. à savoir que son talent est indiseutable, Quelques-uns l'ont appelé un vulgarisateur, mais ce mot qui, dans la bouche des ennemis de votre mari, veut être un blâme. est le
plus bel éloge qu'on puisse lui décerner, Ce n'est