DENIS DE BONAVENTURE COMMANDANT A L'ILE ST. JEAN
“ L’arrangementqui avait été fait par rapport au Sieur “ DuVivier, pour le commandement de l'Ile St Jean, ‘ écrivait, en 1748, Mr de la Galisonnière, ne pouvant pas ‘ avoir lieu, il est nécessaire de pourvoir à ce comman- ‘“ dement. C'est le Sieur Denis de Bonaventure qui & l’exvrce provisoirement, depuis la reprise de la posses- “ sion de la Colonie. Comme il s’en est acquitté jusqu’à ‘ présent à la satisfaction des Supérieurs et au gré des “ habitants, anciens et nouveaux, on estime qu’il n'y a “ pas de meilleur sujet pour remplacer le Sieur DuVivier,
‘“ Mais au lieu de lui donner le tite de Lieutenant du “ Roi, que Sa Majesté avait accordé à celui-ci, elle peut “ se contenter de lui accorder celui de Major. Il aura *“ deux cents livres d'appointement en cette qualité ; mais ‘ il paraît juste d’y ajouter une gratification de mille cinq
.‘ cents livres, comme Commandant.
“ Ce changement et celui de Mr Du Chambon-Vergor, autre Capitaine qui passa en Canada, laissent deux ‘“ Compagnies vacantes. On propose pour les remplir les “ suivants : d’Ailleboust de la Boulasserie et Benjamin “de Villeray, anciens Lieutenants. (Signé) LaGazis- ‘ SONNIÈRE. ”
Enseigne en 1720, Lieutenant en 1731, Mr Denis de Bonaventure était Capitaine depuis 1737 lorsqu'il fut ainsi chargé du commandement de l’Ile St Jean.
passés du Canada à Louisbourg par le Zéopard. Beaugord, Enseigne. LaSaussaye (de), Enseigne. Bleury (de) 4 La Voustes “ Charly (de) Lery (Chaussegros de) Du Plessis, Noyelle (de} Du Portail, Raimbault, Gauthier de Varennes, Villedonné (de} La Pérade (Le Chev. de) Villére LaRonde (Denis de), Lieutenant, Etc.
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Le 17 Décembre 1755, mariage à Montréal de Philippe d'Agneaux de la Saussaye avec Melle Marie Anne de Verchères, la même sans doute qui, en 1769, épousa en secondes noces M Pierre Trottier Desaulniers, et dont la sœur, Melle Charlotte de Verchères, devint l'épouse, en 1767, de René Hertel de Rouville, seize ans après le mariage de Melle Catherine de Verchères avec Pierre Hertel de Beaubassin.— Un an avant le mariage de M: de la Saussaye, le 7 Janvier, le jour même où sa sœur, Melle Marguerite de Bleury, épousait Louis Dandonneau du Sablé, avait lieu aussi à Montréal, celui de Jean Clément de Bleury avec Melle Marie René Gamelin-Maugras, vingt trois ans après le mariage, dans la même ville, de Christophe Sabrevois avec Melle Agathe Hertel.— Le mariage de M: J. C. de Bleury avait été précédé, en 1751, de celui de Picrre-Philippe de Noyelle avec Melle Marie-Anne Boucher, et suivi, en 1766, de celui de Melle Marie-Madeleine Du Plessis avec J. François LeGardeur, à Montréal également, ainsi que de celui de Melle Marguerite Sabrevois de Bleury, en 1769, avec Jear Thomas de Lorimier.— Nous retrouvons encore, en 1747, le mariage de Paul- François Raimbault de St Blain, dont la famille était alliée à celles des D'amours, des Boucher de la Perrière et de la Bruère, des de Contrecœur etc., avec Melle Louis Hertel de Moncourt,.
Comme en Canada, la “arnison de ce pays devait être augmentée, en prévision des éventualités. Voici, en effet, ce que porte une note de 1750: ‘ La garnison de cette « Colonie a été fixée sur le pied de mille deux cents “ hommes qui doivent former vingt-quatre Compagnies, “ de cinquante hommes chacune, indépendamment d’une ‘ Compagnie de canonniers-bombardiers, qui n’est que de trente hommes, mais qui sera portée à cinquante ‘“ hommes.”
désignés pour les Iles d'Amérique.
Pour élre Lieulenanis :
Barollon, Enseigne, Raimbault-Groschêne, Enseigne, Hertel de la Frenière, “ Raimbault-Lusodière, “6 La Verendrye (de) “e Etc, etc.
Pour étre Enseignes :
Belleville (de), Cadet, Joannés (de), ainé, Cadet, Du Plessis, «4 La Guitterie, «6
Epervanche (Le Chev. del”), “ L:.ctot (de), ( Godefroy, ‘“ Sacquespée Domicourt, ‘
Fait à Québec, le 30 Octobre 1750, (Signé) La JONCAIRE,
En 1759, l’année où Claude Raimbault de Barollon épousait Melle Marie-Therèse du Sablé, avait lieu à Montréal le mariage de Jean-Baptiste Godefroy, avec Melle Marguerite de Couagne, dont la sœur, Melle Marie Françoise, avait épousé, en 1754, Georges de Gannes, et dontune autre, Melle Louise, entrait, en 1758, dans la famille de Boucherville,’ en contractant mariage avec Louis Boucher, pendant que, de son côté, Melle Josephte Gauthier de la Verendrye, à l'exemple de Melle Marie Catherine qui avait épousé, en 1743, Mr Jean LeBer de Senneville, faisait alliance, en 1755, avec Amable de Montigny.
OFFICIERS mariés à l'Ile Royale,
Benoist, Capitaine, Gourville (de), Capitaine, Boularderie (de la), Capitaine, La Boularderie (de), ‘
Daujeac, La Brijeonnière (de), Lieutenant, Decoux, La Vallière (de), Capitaine,
Du Hayet, Villedonné (de), Enseigne,
Du Chambon, Villejoin (de), Capitaine,
Du Vivier, Villeray (de), Lieutenant, Estimauville (d’) Etc. etc.
1 Dans les titres de Ncblesse de Mr de Boucherville, il faut lire ; ‘“ de !a soixante et cinquième année de notre règne,” et non de la cinquième. Il faut lire également au même endroit : ‘ fille de Joseph Cardin ” #t nou de Jean-Baptiste de la Bruère ; ‘ Pierre,” et non pas Pierre-René ; ‘ sept enfants,” et non quatre, ‘ plus «ard Reine d’Angleterre,'’ et non Reine des Belges. Aux articles de Longueuil et d'Eschambault. il faut lire : ‘ Catherine d’Eschambault, ” et non Marie Anne, ” ou Marie Catherine ; ” veuve de Philippe Peire, ” et non Melle, —- Aux articles de de Lery et de Lotbinière, c'est ‘ Lieutenant,” et non Lieutenant-Colonel qu'il faut ; ‘“ Academie, ” et non Institut. On nous a signalé ces inexactitudes, entre plusieurs autres, et nous aimons à les rectifer.— Sur l6 foi des autres, nous avons dit que le Marquis de Vaudreuil était mort en 1764; mais, si on s’en tient à des documents qui semblent sûrs, il ne serait décédé qu’en 1768.
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FAMILLE D'ESTIMAUVILLE.
Mrd'Estimauville, ainsi que Mr Payen ! de Noyan, appartenait à une ancienne famille noble de Normandie, dont les armes sont : des gueules à trois merlettes d'argent, deux en chef et une en pointe. Né le 12 Mars 1714, à Trouville, Généralité de Rouen, Mr Jean-Baptiste Philippe d’Estimauville, après avoir été attaché, en 1729, en qualité de Page, au service de son Altesse Serenissime Madame la Duchesse de Bourbon, entra, en 1730, dans la Compagnie des Cadets gentilshommes, établie par le Roi à la citadelle de Metz. Etant passé de là au régiment de Lyonais en 1733, il en fut fait Lieutenant, puis devint successivement
1 Mr Bruno-Pierre Payen, Seigneur de Noyan et de Chavoy, que nous avons déjà rappelé ailleurs, descendait d’une ancienne famille noble, dont les armes sont : d'argent, à trois tourteaux de sable, posés, deux en chef et un en pointe, le premier à droite, chargé d'une rose d'or; supports : deux athlètes et un cimier; cri de guerre : in arduis forlior. Etant passé de bonne heure dans la Nouvelle-France, il y épousa Melle Catherine Lemoyne, dont il eut quatre enfants: Pierre-Jacques, Gilles-Augustin, Esther-Rolland et Pierre Benoit. Après la mort de son épouse, il contracta un second mariage avec Melle Louise Duval qui lui donna deux enfants: Paul-René et Pierre.— Pierre-Jacques parvint, comme son pére, aux premiers grades de l’armée. Ayant épousé, en 1731, Melle Catherine d’Ailleboust de Mantet, il devint père de deux enfants, dont l’un, Louis, mourut au champ d'honneur en 1760, et l’autre entra dans la famille de Repentigny.—Gilles-Augustin, dit le Chevalier de Noyan, passa en Louisiane en 1720. De son mariage avec Melle Jeanne du Manoir, il eut quatre enfants : Jean-Baptiste Philippe, par la suite Capitaine de Cavalerie, celui même qui fut enveloppé dans la disgrâce de LaFrenière et qui fut réformé en 1762; Pierre- Benoit, mort en bas âge ; Louis-Rolland, qui devint plus tard Enseigne de vaisseau ; et Marie-Anne, qui fit alliance avec le Comte Mallet du Puy-Valliers.— Esther-Rolland, Seigneur de Chavoy, d'abord Capitaine de vaisseau, puis Lieutenant au Corps royal d'artillerie, devint Commissaire ordinaire d'artillerie. De son mariage avec Melle Anne-Fiset Arthur de la Villarmois, il laissa plusieurs enfants, dont un entra dans le régiment de Lyonnais.— Pierre Benoit, le plus jeune, se choisit une épouse dans la famille de M Verdun de la Cour du Bois, Seigneur de Cormevoy.— Pierre, issu du second lit, épousa Melle Anne de la Haussaye et en eut cinq enfants: deux fils et trois filles. Une de ces dernières s'étant faite Religieuse de l'Ordre de St Augustin, devint Supérieure de l’Hopital d'Avranches, en Normandie. Jacques, l’ainé des fils, entra dans le régiment de Briqueville et fut décuré de la Croix de St Louis. Il a laissé plusieurs enfants. Telles sont les données que nous trouvons dans d'anciens papiers sur cette famille remarquable.
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Capitaine de bru:ot, et enfin Capitaine d’une Compagnie franche, détachée € la marine pour servir de garnison à l'Ile-Royale. Le 15 Avril 1755, il fut décoré de la Croix de S* Louis, continua à servir jusqu’à la prise du pays par les Anglais, et ne quitta l’armée qu’en 1766. Plusieurs années auparavant, en 1749, il avait épousé Melle Marie Charlotte d’Ailleboust qui lui donna treize enfants, dont sept survécurent. On peut voir leurs noms plus loin. A cette famille appartiennent les MM. d’Estimauville du Canada, dont l’un, après avoir rempli plusieurs charges importantes, laissa trois enfants, entr'autres Mr d'Estimauville marié à Melle Couillard ; et dont l’autre, non moins avantageusement connu, a été père de Madame Rolland.