‹ Officiers de l'Acadie, Plaisance et Ile-Royale [microforme]Chapitre 8 sur 23 · FAMILLE L5 VIVIER · texte numérisé non relu

FAMILLE L5 VIVIER

Mr Du Vivier que l’on voit jouer à cette époque un rôle proéminent, appartenait à une famille très répandue dans le pays, comme on peut le remarquer. Suivant des papiers qui nous ont été communiqués, le premier qui passa dans la Nouvelle-France, fut M" Henri-Jules Fovrnier, Sieur du Vivier. Il était fils de Henri Le Fournier, Sieur du Vivier, Brigadier des Gardes du Roi, et de Dame Catherine Devaux. De son mariage contracté à Québec, avec Melle Therèse Gadois, Henri-Jules le Fournier ‘eut trois enfants : Louis-Hector, Therèse et Marguerite. Les deux Demoiselles entrèrent dans la famille d’Ailleboust. L’une, Therèse, épousa M" Paul d’Ailleboust, Sieur de Cuisy, et, après la mort de son mari, contracta un second mariage, en 1741, avec M" Alexandre d’Ailleboust, Sieur d'Argenteuil. L’autre, Marguerite, fit alliance avec M Louis d’Aïlleboust, Sieur de Coulonge. Quant à Louis-Hector, il se choisit une épouse dans la famille de M' Cabana-Desjordis. Cette Dame, du nom de Marie- Anne, étant venue à mourir, il convola à de nouvelles noces et forma une seconde alliance avec Melle Charlotte d'Amours de Louviers, dont nous avons rappelé la famille. De ce dernier mariage, il eut, entr'autres enfants, Louis-

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Hector, lequel, ayant atteint sa vingtième année, épousa,

en 1763, Melle Elisabeth Roy-Desjardins. On a parlé

ailleurs de l’application de M Duquesne à rétablir la dis-

cipline parmi les troupes, en arrivant dans son gouver-

nement. On peut s’en faire une idée par la lettre sui-

vante qu’il adressait à celui des membres de cette famille

qui commandait alors à la Prairie et qui était intime ami

au Chevalier de la Corne. Ia voici : “* Québec, 25 Août

“1752 Quoique:.je sois informé, Monsieur, que le poste

‘qui vous est confié, est en fort bonnes mains et que

‘ vous avez toute la capacité désirable pour ladminis-

‘ tration dont il est susceptible, il m'est ordonné, dans mes ‘* instructions, de vous faire savoir que vous devez éviter ‘“ soigneusement tout sujet de contestation avec les Sau-

‘ vages, afin de ne point occasionner une guerre avec ‘“ eux qui ne pourrait qu'être préjudiciable au bien de la ‘ Colonie et que le Roi veut à tout prix empêcher. A ‘ l'égard des présents que vous avez coutume de faire aux ‘: Sauvages, Sa Majesté exige que vous les motiviez sur “ votre journal et que vous en donniez un compte éxact. “ Vous voudrez bien m’en envoyer une copie. Quelque “ tranquillité qui règne dans toute la dépendance de votre ‘ poste, vous devez toujours être sur vos gardes, afin ‘“ d'éviter les surprises. Malgré la bonne opinion que ‘t j'ai de tous les officiers de cette Golonie et de vous en $ particulier, Monsieur, je suis obligé, pour me conformer ‘ aux intentions du Ministre, de ne conserver dans leurs ‘ postes que les officiers qui concilieront la prudence avec “ les talents et j'aime à vous en informer. Ceux qui garde- “ ront l'économie dont ce pays a tant besoin, seront préférés ‘“ pour les grâces que le Roi a à répandre, et on n’aura nul ‘ égard à l'ancienneté. Je serai infiniment satisfait si “ vous me mettez à même de vous distinguer dans le ‘ compte exactet juste que je me propose de rendre à la “ Cour, quand j'aurai pris par moi même connaissance “ du mérite d’un chacun. J’ai l'honneur d’être très parfai- ‘ tement, Monsieur, votre etc. (Signé) DUQUESNE.”

OFFICIERS désignés pour repasser en France par l'Angélique. Chabot de Bryon, Lieutenent, Du Lechec, Enseigne, Coutreau (de), Enseigne, Etc., etc.

DrucourT,

Gouverneur à l’Ile Royale.

Le Ce de Raymond, Maréchal de Camp, Gouverneur de l'Ile Royale depuis 1751, étant repassé en France en 1753, Mr Drucourt lui succéda dans son commandement. On connaît sa belle défense de Louisbourg en 1758, et la gloire impérissable que s’est acquise Mme Drucourt, en rivalisant de zèle et de courage avec son mari. Après Mme Latour, aucune femme n’a plus illustré ces contrées.

DE BoisHÉBERT,

Commandant à la rivière St Jean.

Parmi les guerriers qui se sont rendus célèbres à cette époque tourmentée, ont peut mettre au premier rang l’illustre de Boishébert, Commandant à la rivière St Jean. Après y avoir élevé un fort en 1750, se voyant pressé de toutes parts, plustôt que de le laisser tomber entre les mains de ses ennemis, il y mît lui-même le feu en 1755.

OrFrICIERS DE L'ILE ROYALE EN CANADA,

par ordre, ou en congé.

Lieutenanits :

Bourdon, La Potherie (de), Johnstone, Villejoin (de), fils.

Enseignes :

Catalogne (de), Hertel (Michel),

Grillot de Poëlly, repassé en Acadie, Hertél de Sorel, Hertel (Etienne), Poupet de la Boularderie.

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3, et la art, en ès Mme s.

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