‹ OiseauxChapitre 13 sur 31 · Pagodroma nivea ((Gm · texte numérisé non relu

Pagodroma nivea ((Gm

Le Pétrel blanc ou de neige Buffon, Hist. Nat., Oiseaux, t. X, p. 153 (1786).

Procellaria nivea Gmelin, Syst. Nat., 1, p. 562 (1788); Cassin, U. S. Expl. Exrped., p. 415, PI. XLIT (1858, latitude sud 6% ; longitude ouest 104°).

Pagodroma nivea Coues, Proc. Ac. Nat. Sc., Philad. (1866), p. 160, 171 ; Sharpe, Voy. « Erebus » and « Terror», App., p. 37, PI. XXXIV (1875); Salvin, P. Z. S., 1878, p. 737 (Barrière de glace); Moseley, Notes Nat. « Challenger », p. 253 (4879, pack-ice antarctique); Salvin, Cat. B. Brit. Mus., XXV, p. 419 (1896); Forbes, Bull. Liverp. Mus., I, p. 48-50 (1899); Racovilza, Vie des Animaux antarct., p. 17 (1900); Saunders, Antarctic Manual, p. 229 (1901); Borchgreviok, Æirst on Antarct Cont., p. 64, 219, 223, 226, 230, 239; Bernacchi, S. Polar Regions, p.226 (1901) ; Sharpe, Zep.« Southern Cross» (1902), p.148 ; Andersson, loc. cit. (4905), p. 44; Clarke, bis (1906), p. 170; Lünnberg, Loc. cit. (1906), p. 80.

N° 32 ©. Tuée le 30 octobre 1904, plage de l'ile Booth-Wandel.

N°33 œ. Tué le 31 octobre 1904, à l’île Booth-Wandel, avait des parasites sur la tète.

N° 35 ©, 36 g'. Tués sur la plage de l'ile Booth-Wandel, Île 31 octobre. L’estomac renfermait des Euphausies et, chez le second, des Poissons.

N° 37 juv. 4 Tué au fusil le 31 octobre à lile Booth-Wandel et quelques spécimens, adultes et jeunes, sans renseignements.

Le Pétrel des Neiges est certainement parmi les Oiseaux les plus élégants des régions circumpolaires, grâce à son plumage tout entier d’un blanc pur contrastant avec la couleur du bec, des cils et des pattes, qui est noire. L’œil est marron.

K.-A. Andersson, de l'Expédition suédoise, la trouvé nichant sur les îles Uruguay, Cockburn, Lockyer; Bruce, à Pile Laurie, dans les Orcades du Sud ; l'Expédition de Ja « Southern Cross »,

au cap Adare, dans la Terre Victoria, et Vanhüffen aux monts Gauss,

OISEAUX. by dans la Terre Kaiser Wilhelm IT. Le D'Andersson a signalé ses nids au Cap Duse, dans l’île Vegas, à l’ouest de la Terre de Graham, où il vit, le 6 et le 11 octobre, d'énormes troupes de ces animaux se tenant dans les anfractuosités des flanes abruptes de la montagne. On n’a pas trouvé de nids dans l’île Paulet.

Étant donnée la couleur de son plumage, il est certain qu'il doit vivre au milieu des neiges et des glaces ; pourtant il se rencontre aussi dans certaines régions subantarctiques, comme les îles Falkland et la Géorgie du Sud. Von den Steinen a même trouvé des nids du Pagodroma nivea sur les hautes montagnes situées dans le voisinage de Royal-Bay. En mai 1902, l'Expédition suédoise en vit de nombreux spécimens dans la baie de Cumberland (Géorgie du Sud).

Aux Orcades, Clarke fait remarquer que c’est non seulement un visiteur d'été, mais encore un hôte d'hiver.

Andersson a constaté sa présence à l’île Paulet pendant l’hivernag de l’Expédition. Les animaux se tenaient volontiers en petites troupes autour du sommet de l'île, où, pendant la nuit, ils faisaient entendre leurs cris et, à certains moments, ce fut le seul Oiseau qui se montraitsur l’île. Pourtant, pendant les périodes des plus grands froids, entre autres pendant presque tout le mois de juin, ils disparaissaient et revenaient régulièrement quand la température était un peu meilleure. Ils ne quittèrent l’île que vers la mi-octobre, pour se rendre probablement dans leurs lieux de reproduction. En hiver, ils se rapprochent des hauts sommets libres de neige, où ils peuvent se poser et s’abriter ; ces conditions leur étaient offertes par les îles Laurie.

Sürling a remarqué qu'ils sont plutôt nombreux loin de la mer. Ils ne visitaient la baie que lorsqu'il y avait des icebergs. Il à constaté alors qu'ils n’attaquent pas les grandes carcasses d'animaux, mais qu'ils préfèrent les petits déchets flottants. Dans la baie, on ne les vit que durant l'hiver, à partir de la première moitié de Juillet.

Quand ce Pétrel se trouve sur la glace, il se tient toujours sur les tarses, car il ne peut se poser ou marcher les jambes droites. Il vit de Poissons et de Crustacés.

Ces animaux sont très confiants, puisqu'ils se laissent prendre à la main

Expédition Charcot. — À. MENEGAUX. — Oiseaux.

sur leurs nids, comme l’a constaté l'Expédition allemande de 1882-1883, pour les individus observés couvant dans des crevasses de rochers, sur le mont Gauss.

L'Expédition Charcot en a vu souvent le long du rivage de l'ile Booth-Wandel, mais ils n°y étaient pas fixés.

Au mois de janvier 1905, en naviguant à la lisière de la banquise, le long de la Terre de Graham, à peu près sous la latitude du cercle polaire, l'Expédition en aperçut un grand nombre, tournoyant autour des icebergs. Quand ce Pétrel plane silencieusement au-dessus des têtes, il parait plus blanc que neige, et on ne distingue que trois points noirs, ses deux yeux et son bec. Pendant les mois d'août et de septembre, alors que la banquise était disloquée et que les glaçons avaient été en partie emportés, M. Turquet put en voir de nombreux vols passant le long de l'ile Booth-Wandel allant du sud au nord. On put en tuer de nombreux spécimens, et le D'Turquet put voir que, quand ils sont blessés, ils projettent sur leur plumage un liquide huileux d’odeur infecte, qui laisse des taches ineffaçables. Il fut impossible d'observer leurs nids dans les stations visitées par le « Francais ».

D'après les observations d'Andersson, le Pétrel des Neiges construit son nid, très primilif, sur les avancées de rochers les plus hautes et les plus inaccessibles. Le 7 décembre, dans l’île Uruguay, il trouva des œufs renfermant déjà des embryons assez développés. Jamais il ne vit plus d’un œuf par nid.

Quand on s'approche de l'animal, celui-ci ne s'enfuit pas, mais il se retire un peu et lance un liquide huileux sur l'intrus en poussant continuellement des cris perçants.

Souvent les parents quittent leur couvée pendant la journée. Ils la nourrissent de Crustacés. D’après Clarke, quand les jeunes ont à peu près le tiers de leur croissance, ils sont couverts d’un duvet long et soyeux, qui cache presque entièrement les plumes naissantes des ailes et de la queue. Ce duvet, gris violacé sur le dos et la poitrine, est plus foncé sur la

tête, mais d’un blanc d'ivoire terne sur l’abdomen (1).

(1) CLarkE, P. Z. S., janvier 1906, PI. LT.

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