‹ OiseauxChapitre 9 sur 31 · Oceanites oceanicus (Kuhl · texte numérisé non relu

Oceanites oceanicus (Kuhl

Procellaria oceanica Kubhl., Beitr., p. 136 (1820) ex Bank’s Icon., n° 12.

Procellaria Wülsoni Bp., Journ. Ak. Phil., WT, p. 231, PI. IX (1823).

Oceanites Wilsoni Keys. et Blas., Wirb. Europ., p. XCIIT, p. 238 (1840). Thalassidroma oceanica Schinz, Europ. Faun., I, p. 397 (1840).

Oceanites oceanicus Sharpe, Phil. Trans., CXLVIII (vol. suppl.), p. 132 (1879, Terre

Louis-Philippe, Royal Sound, Kerguelen) ; Racovitza, Vie des animaux, p. 42

(1900) ; Borchgrevink, First on Antarctic Continent, p. 54 (1901, latitude sud 61° 56’, longitude est 153° 53"), p. 64 (pack-ice, Jan. 3, 1899), p. 118 (Terre Victoria), p. 231; Bernacchi, South Polar Regions, p. 204 (1901, Terre Victoria), p. #15 {Cap Adare); Saunders, Antarctic Manual, p. 235 (1900); Hall, Zbés (1901), p. 19; Sharpe, Rep. « South. Cross » (1902), p. 139; Clarke, /bis (1906), p. 166; Lônnberg, Loc. cit. (1906), p. 83.

N° 100 ©. Prise au nid au mont Jeanne, le 11 décembre; iris brun ; couleur générale noire, avec croupion blanc ; dessus des aileset la moitié interne marron clair; dessous des ailes, face ventrale, poitrine etabdomen marron clair ; bec noir, tarses moins allongés, membrane palmaire jaune à leur partie moyenne.

N° 101 G'. Pris au vol à la main le 1" décembre près de la maison démontable; iris marron, bec et pattes noirs; dans l'estomac, des Crevettes parasites externes acariens.

N° 102 Tué le 13 décembre dans les rochers du mont Jeanne, près de son nid contenant un œuf, qui fut récolté et conservé ; iris marron; bec et pattes noirs; œuf ovoïde, puis conique, avec une couleur blanche, légèrement rougeàtre, et la surface finement grenue. Dimensions : 31 X22 millimètres.

N° 107 G'. Capturé sur un nid par P. Dayné, le 22 décembre, sur les rochers du mont Jeanne ; iris marron foncé, bec noir, pattes noires. Il présente pour le plumage et la grosseur du testicule tous les caractères d'un adulte. Dayné prétend que c’est un jeune qu'il a recueilli dans un nid placé sous une grosse pierre et qu'il a vu le père et la mère entrer et

OISEAUX. 51 sortir alternativement du trou où se trouvait le nid. Après avoir soulevé la pierre, il le saisit sans qu'il s’envolât. Il ÿ trouva encore des débris de coquille et un embryon détérioré.

N° 656. Un embryon dans l'œuf.

2 Janvier : Trois Océanites paraissant adultes ont été capturés par Rolland sur deux nids trouvés dans des rochers au bord de la baie. Iris

marron foncé. Un œuf en mauvais état.

L'Oiseau des tempêtes a, de tous les membres de son groupe, l’aire de distribution la plus vaste, dans les régions antarctiques et subantarctiques.

Ainsi sa présence a été constatée à la Terre Louis-Philippe, dans la Géorgie du Sud, dans les Orcades du Sud (Bruce), à Kerguelen (Hall), au mont Gauss, dans la Terre de Guillaume IT (Vanhôffen,, et enfin ses nids ont été trouvés dans la Terre de Victoria (« Southern Cross », et « Discovery »), par 78° de latitude sud.

Sôrling en vitun grand nombre dans la Géorgie du Sud durant tout l'été; maisils disparurentà la fin de mars et ne revinrent qu’au commencement d'octobre, quand Sôrling quitlait l’île. Ces données concordent avec les observations de l'Expédition écossaise, car les animaux apparaissant le 11 et le 12 novembre aux Orcades du Sud disparurent le 13 mars. Sôrling ne trouva pas de nids dans la Géorgie du Sud, mais des mâles tués le 14 décembre présentaient des espaces nus symétriques à la face inférieure du corps, etil y a tout lieu de croire que ces espaces nus ont certains rapports avec l’incubation.

Ainsi le màle couverait lui-même les œufs. Mais la preuve matérielle que cet Oiseau niche dans la Géorgie du Sud reste encore à faire.

Clarke le dit très abondant en été dans les Orcades, mais moins que le Pigeon du Cap etle Pétrel des Neiges. De nombreux groupes nichèrent dans les falaises de l'ile Laurie.

Pendant l’hivernage du « Français » à l’île Booth-Wandel, de février à fin décembre, on en vit constamment quelques individus isolés même au plus fort de l'hiver. Andersson ne vit l’Océanite qu'au printemps à Pile

Paulet le 7 et le 8 novembre; et il affirme qu’il ne passa pas l'hiver à la baie de l’Espérance.

Vers le 15 novembre, ces Oiseaux ont construit quelques nids à lile Booth-Wandel, au fond des anfractuosités des rochers. Ces nids sont de simples trous dans le gravier, sans autres matériaux. Dans l’un d’eux, le D° Turquet trouva un œuf blanc ovoide et, sur les autres, l'Expédition captura plusieurs individus adultes.

Le D' Andersson raconte qu'ayant vu plusieurs fois un Pétrel se faufiler entre quelques pierres placées non loinde satente, Duse enleva les pierres le {1 janvier et attrapa l'Oiseau avec les mains.

I put voir que le nid était très simple et constitué par quelques plumes au milieu desquelles se trouvait un seul œuf. Le 5 février, Duse trouva un deuxième nid tout près du premier. De pareils nids peuvent donc facilement passer inaperçus. Clarke ditmème que ce Pétrel ne construit pas de nid, qu'il dépose simplement ses œufs dans des trous, dans des fissures parfois assez étroites et assez profondes pour qu'on ne püt les obtenir qu'au moyen d’une cuiller dont on avait allongé le manche avec un bambou.

Ces Oiseaux reviennent pondre au même endroit, comme l’attestent les débris de coquilles et les cadavres des jeunes de la saison précédente.

Les œufs mesurés par Clarke avaient 33°°,7 sur 24 millimètres. Le plus grand avait 36 X 24 et le plus petit 32 X 23.

Celui récolté et rapporté par le D° Turquet est d’un blanc assez pur, mais il paraît un peu plus petit, et il est entrop mauvais état pour qu'on puisse prendre des mesures exactes.

Clarke admet que les Orcades du Sud forment la limite nord de la poute et que plus au sud l'élevage des jeunes réussit mieux.

L'Expédition Charcot a rapporté en outre un jeune recueilli en novembre 1904 etqui est encore dans les enveloppes embryonnaires. Les filoplumes sont d'un noir foncé et très longues, surtout sur les ailes, où elles ont ? centimètres de long. Leur enveloppe cornée est très résislante, et la dissociation en plumules se fait plus difficilement.

Le front est nu, le bec noir; les pattes sont blanchâtres dans touteleur

longueur ainsi que la membrane palmaire ; mais les ongles sont noirs.

PUFFINIDÉS.

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