FE
qui est trop gras ou trop replet ne chante jamais aussi bien ni aussi le mgtemps que celui qui a une nourriture suffisante pour sa subsistande.
Voici maintenant la nourriture qu'on doit donner quotidiennement à l'oiseau captif pour qu'il se porte bien.
1” Je tiens d'une personne qui a gardé des oiseaux et qui n'avait pas l'habitude d’en perdre, qu'une cuillerée à soupe de grains est suffisante pour la portion quotidienne de l'oiseau en cage. On peut y ajouter un morçeau de pomme de terre cuite sans que pour cela l'oiseau se porte plus mal.
2° Si l'on s'aperçoit que l'oiseau est trop gras, mettons dans son vase à boire, un ou deux filaments de safran qui auront pour effet de purger l'oiseau qui boira de cette eau, et afin de prévenir l'apoplexie où la mort subite qui pourrait survenir.
3° Pour empêcher ou diminuer le trop d'embonpoint que peut prendre l'oiseau trop
bien nourri, donnons-lui de temps en temps
du pain et du lait, ce qui purgera l'oiseau et le tiendra en bonne condition.
rare men lee sacs
4 La cage doit contenir un vase pas trop grand ni trop profond, qui soit rempli d'eau propre destinée à l'oiseau pour s'abreuver, .\vez soin de renouveler l'eau quand elle est sale : il suffira de changer l'eau une fois par
jour et le vase sera assez petit pour que l'oi-
seau ne puisse se baigner, salir son eau et mouiller inutilement le plancher de la cage.
5 Dans la belle saison, outre le vase à Loire, mettons dans la cage un vase plus grand et rempli d'eau pour que l'oiseau puisse se baigner et cela tous les jours comme il le ferait à l'état sauvage. Le bain produit deux bons effets sur la santé de l'oiseau de cage. 1° il rafraichit la peau et lisse les plumes de l’oiseau ; 2° 1l débarrasse celui-ci des araignées qui trop souvent, comme je l'ai mentionné précédlemment se logent dans les plumes de l’oiseau, lui sucent le sang, lui donnent des démangeaisons qui le tourmentent et le contraignent à s’éplucher souvent. C’est sur le serin que l'on constate l'existence des araignées rouges ou Red spiders.
6° Pendant les chaleurs d'été, plaçons la cage en dehors de la maison en l’accrochant
au- dessus d'une fenêtre ouverte, afin que l'oiseau puisse respirer le grand air. Il est assez pénible pour l'oiseau captif d'être renfermé comme entre quatre murs sans qu'il souffre toujours de la privation du bon air, D'ailleurs le grand air fait du bien à l'oiseau qui semble alors plus actif et plus vigoureux.
7 Pour ce qui regarde la propreté de la cage, voici ce qu'il faut faire. Tenir les perchoirs ainsi que le plancher de la cage dans une grande propreté, en enlevant au moyen d'un couteau où du papier sablé toutes les aspérités occasionnées par les excréments de l'oiseau. Qui sait si la mort de l'oiseau n’est pas quelque fois causée par les miasmes putrides de la cage ?
\ deux époques de l'année, le printemps et l'automne, lavons la cage avec de l'eau chaude ou tiède, en la savonnant bien et ainsi faisons disparaitre toutes les saletés qui pourraient s'y trouver attachées. Ne laissons pas d'aspérités séjourner sur les barreaux de la Gige ou sur le plancher.