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MALADIES DES OISEAUX DE CAGE

Les oiseaux de cage sont sujets à plu-

Sieurs maladies, qui causent quelque fois la

mort du bipède si on n'y remédie prompte-

ment par des moyens efficaces. Il Y à cepen-

dant chez l'oiseau de cage des infirmités que

, + CE nous ne pouvons prevoir, que l'oiseau con-

tracte dès le bas âge et qui sont indépendantes

de notre volonté. Ces dernières sont bien dif-

ficiles à guérir pour ne pas dire impossibles.

L'air vicié de la maison où l'oiseau reste

quelque fois des mois entiers sans respirer l'air

extérieur, comme dans les pays froids (pen-

dant les mois d'hiver) : l'insalubrité de la cage, causée par la malpr preté dans laquelle elle est tenue ; l'humidité du plancher de la vo-

hère ; l'excès d'embonpoint produit par l'a-

bondance de nourriture, etc., sont à peu près

les causes des maladies qui se déclarent chez les oiseaux de captivité.

Parmi les affections fâcheuses auxquelles est sujet l'oiseau captif, la plus ordinaire et qui

n'est pas la moins grave—puisqu'elle emporte le bipède assez Promptement—est celle connue généralement sous Je nom de bouton.

La maladie du bouton, consiste en de la matiere bl: à

qui se forme dans un bouton de chair, qui se trouve précisément au-descus de l'endroit, où les plumes de 11 queue de l'oi- Su prennent racine, Quand l'oiseau est affecté de cette maladie, ce bouton de chair se gonfle au petit bout par suite de la matière qui

se forme à l'intérieur (du bouton.) et c'est

cetté matière qui est le germe ou l'essence du

mal, On s'aperçoit que l'oiseau à ] quand il vole avec

e * bouton ” difficulté, quand il se ren fle comme s'il avait froid, quand il ouvre le bec et qu'il soufile fortement comme s'il était essouffé. Il faut alors se hâter d'

appliquer le reméde employé en pareil ca

is, Car une fois que l'oiseau est tombé en bas de son perchoir et ne peut se porter Sur ses pattes il est tr )p tard pour Jui sauver la vie Voici comment il faut S'y prendre pour faire disparaître la ma-

ladie en question. On prend une aiguille fine

dont la pointe est aigue, puis

On pique tout dougement l'extrémité du ‘ bouton ”

qui renferme Ja m cine du mal, ]

de chair atière blanche qui est à ra-

‘nsuite on met sur la partie du

“bouton ” de chair que l’on vient de piquer un peu de salive, où encore le la graisse d'oie, appliquée sur l'orifice, on adoucit par ce moyen la douleur ou la cuisson que l'oiseau éprouve nécessairement par la piqüre de l'épingle. Presqu'aussitôt après l'opération, l'oiseau semble renaître à la vie, mange avec plus d’'appétit et éprouve un véritable bien-être : il est sauvé.

Quand l'oiseau captif a le * bouton, ” outre l'opération à faire, il faut diminuer sa ration ordinaire et mettre du safran dans son

eau à boire, afin de le purger et de contribuer

plus promptement à la guérison. Deux ou trois filaments de safran suffisent pour teindre l'eau du vase. On lui en donne pendant quelques jours.

L'oiseau de cage peut avoir le “ bouton ” plusieurs fois ; c'est pourquoi il nous faut faire l'opération chaque fois que cette affection morbide apparaît.

Comme cause du “bouton” on accuse l'excès d'embonpoint provenant de l'abondance de nourriture donnée à l'oiseau de cage. Donc le meilleur moyen de prévenir la maladie, c’est

de ne pas nourrir le bipède trop abondamment.

On remarque quelque fois une enflure qui se manifeste sur l'enveloppe de l'œil de l'oiseau, sur la pupille, et l'enveloppe complètement. Si on n'y remédie promptement en attaquant le mal à son origine, cette boursoufflure gagne l'œil de l'oiseau, peut le rendre borgne et même lui causer la mort, probablement parce que le mal atteint le cerveau. C'est ce qui arrive assez souvent. Trop d'embonpoint et par suite l'impureté du découle, voilà à n'en pas « cette maladie, ;

sang qui en louter la cause de

Avec une plume garnie de ses barbes. on

prend une petite goutte d'huile d'olive que l’on

applique tout doucement sur la partie malade :

On renouvelle le même traitement une ou deux

fois par jour et on ne cesse d'agir

ainsi que lorsar

: l’enflure à complètement disparu. Outre le remède à appliquer sur l'œil il est nécessaire de diminuer s

de l'oiseau, a ration ordi-

œstirun < :

naire et de mettre du safran dans son vase à boire afin de le purger et de hâter sa guérison.

L'oiseau ressent quelquefois dans les pattes une espece de raideur ou d'engourdissement, et quand il veut marcher dans la cage, il écarquille les jambes et saute plutôt qu’il ne marche ; il semble que ses pattes ne peuvent se mouvoir l'une après l’autre. De tous les

oiseaux captifs, c'est seulement chez le goglu

que j'ai remarqué cette infirmité.

Cette raideur dans les pattes de l'oiseau provient sans doute de ce qu'en se baignant plusieurs fois par jour dans son vase à boire, l'oiseau en faisant voler l’eau de tous côtés mouille le plancher de la cage et contracte grace à cette humidité la maladie dont il est question.

Le traitement pour cette maladie consiste à tremper les pattes de l'oiseau dans l'eau tiède, et cela pendant quelques minutes, puis on essuie bien les jambes et les pattes de l’oi-

seau, et l'on applique un peu d'huile d'olive sur la partie que l'on vient d'essuyer. On renouvelle le remède plusieurs fois et jusqu'à complète guérison. En outre ne fournissons pas à l'oiseau l'occasion de se mouiller les pattes inutilement,

Parfois, l'oiseau se tient tantôt sur une patte tantôt sur une autre, sans jamais se temr sur les deux pieds, ou s’il lui prend envie de se tenir sur ses pieds, c'est pour s’accroupir. C'est une sensibilité sous la plante des pieds qui force le bipède à prendre cette pénible position. Cela provient que sur les perchoirs où le plancher de la cage, se trouvent des excréments, du sable, qui se sont durcis et sur lequel l'oiseau marche nécessairement : ces aspérités irritent et enflamment l'épiderme des doigts et des pieds de l'oiseau. Dans ce cas employons le remède indiqué pour la maladie précédente : de plus tenons la cage dans une grande propreté.

Gr

L'oiseau de cage éprouve quelquefois de la difficulté à jeter ses plumes, ce qui tient à une indisposition dont il n'est pas facile de se rendre compte. On s'aperçoit facilement que l'oiseau est à jeter ses plumes ou à muer, quand il a les plumes des ailes placées irrégulièrement ou dérangées de l’ordre dans lequel elles sont normalement agencées, d’où il suit que le tuyau de chaque plume est nécessairement hors de sa place ; on conclut alors qu'il n'y a plus de sève ni de vie dans ces plumes ; en cet état l'oiseau éprouve ce que nous causerait un corps étranger dans notre chair ; les plumes sont alors pour l'oiseau une nuisance plutôt qu'un vêtement pour le couvrir.

Alors l'oiseau a besoin qu'on lui aide à faire sa mue et mettre ainsi fin à son malaise.

Hätons-nous de le soulager au moyen de deux

ou trois filaments de safran qu'on mettra dans son vase à boire pour le purger ; donnons aussi à l'oiseau une certaine plante dont je parle dans un article intitulé : purgation des oiseaux cle cage.

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La constipation, chez l'oiseau captif, comme chez tout être humain, vient d’un vice de la constitution ainsi que toute autre maladie. Comme cause «le constipation, on accuse une nourriture trop sèche donnée à l'oiseau, telle que le chanvre, millet, mil en branches, etc., sans être accompagnée de divers ingrédients, de quelques légumineux, tels que la feuille de

salade, de chou, la pomme de terre ainsi que

cette herbe appelée “* mouron, ” qui ont pour effet de tenir les intestins de l'oiseau en bon état et de prévenir ainsi la constipation. Un n'ignore pas que les grains données à l'oiseau sont des farineux, et que de leur nature ce sont des astringents qui ont pour effet de resserrer les intestins. De là la néœessité pour nous de donner 1 l'oiseau, avec les grains, du chou ou de la salade, afin de prévenir la constipation ou de la faire disparaître, si elle survient. Une constipation trop prolongée peut certainement causer la mort de l'oiseau.

L'épiderme de la plante ou du talon des pieds de l'oiseau se gonfle ou se détend quelque

ur

fois par suite de la matière qui se forme dans

l'intérieur de la chair. cela fait souffrir l'oiseau qui est forcé de se tenir sur une seule patte

pour rester perché. Cette maladie peut s’appeler la goutte, infirmité si pénible chez l'espèce humaine. On doit attribuer cette infirmité à l'impureté du sang causée par l'excès d'embonpoint.

Quand l'enflure commence seulement à se produire, on peut la faire disparaitre en appliquant un peu d'huile d'olive sur le mal, afin d'empêcher l'inflammation qui survient, par le frottement, quand l'oiseau va d’un perchoir à l'autre ou marche sur le plancher de la cage. On renouvelle le remède tous les jours et on a soin de mettre du safran dans le vase à boire pour purger l'oiseau.

Si l’enflure est parvenue à son terme, c'est à-dire si la matière a finie de se former (ce dont on peut s'assurer quand la peau qui recouvre le mal est devenue molle ou tendre) on la pique légèrement comme pour la maladie du “bouton ” avec la pointe d'une aiguille pour en exprimer toute la matière. Ensuite on met de l'huile d'olive ou graisse d'oie sur

la cavité faite par la piqüre de l'aiguille, afin d'adoucir le mal causé par l'ouverture de l’épiderme. Purgeons l'oiseau avec un peu de safran mis dans le vase à boire et donnons-lui du pain et du lait comme nourriture pendant quelques jours.

La ‘ pépie ” est une pellicule blanche qui

se manifeste autour de la langue de l'oiseau de cage, se durcit et empêche le bipède ile

boire et de crier. Comme on le voit, c’est une maladie très grave quant à ce qui regarde la soif que l'oiseau ne peut satisfaire. Ainsi il est évident que si on n’est pas d'expédition, la maladie ne sera pas longue et l'oiseau mourra bien promptement.

Si la maladie de la pépie, comme quelques uns le prétendent, provient de ce que l'oiseau a été trop longtemps sans boire, obvions à cela en ne manquant jamais de donner à boire à l'oiseau.

Quand donc la pépie attaque l'oiseau de cage, on doit prendre une aiguille au moyen

de laquelle on perce avec la plus grande pré-

caution la pellicule que l'oiseau a sur la langue : on enlève cette pellicule en la décollant le plus délicatement possible avec une aiguille

Où un petit canif, et sur le siège du mal ON applique une goutte d'huile d'olive. On a soin en même temps de purger l'oiseau comme pour les maladies ci-haut mentionnées, et de lui donner une nourriture légère comme du pain et du lait pendant quelques jours.

Sur le ventre de l'oiseau, il se forme quelque fois une rougeur, une inflammation ; les plumes tombent tout autour de la partie malade et bientôt se manifeste une plaie accompagnée de matière, c'est ce qu'on appelle un abcès. La cause en est due à une grande impureté du sang et la maladie est très diffic:.: à combattre,

Voici le moyen employé pour ce cas :

On imbibe la plaie avec de l'eau tiède, puis on applique un peu d'huile d'olive sur le mal ; on réitère le même traitement plusieurs

fois par semaine et on a soin de purger l'oiseau comme je l'ai déjà dit plus haut.

L'oiseau tombe quelquefois subitement en bas de son perchoir et se débat convulsivement sur le plancher de la cage ; cela peut provenir du sang qui est monté au cerveau : c'est ine espèce .de vertige ou d’étourdissement et l'oiseau peut certainement mourir sur le coup. Cela peut provenir de la frayeur, de la colère ou de lésions sur la tête, c'est une espèce d'épilepsie, comme il arrive chez l'espèce humaine. Une autre cause provient aussi des pous rouges qui se logent dans les oreilles de l'oiseau et dans ce cas fournissons à l'oiseau

l'occasion de se baigner la tête afin de se dé-

barrasser de ces insectes nuisibles qui le torturent ; enfin tenons la cage dans une continuelle propreté, car le malpropreté engendre toujours la vermine.

Les lésions sur la tête de l'oiseau se produisent de plusieurs manières, soit quand l'oiseau vole de côté et d'autre dans la cage, soit par un clou ou crochet sur lequel il a eu le malheur d'aller se heurter, soit enfin quand il est frappé à coups de bec par un compagnon de

captivité. Les lésions sur la tête sont quelque fois graves et très souvent la mort en est la conséquence. Cependant si le cervelet n’est pas

atteint l’oiseau peut guérir de la blessure, si on oint la plaie avec de l'huile douce où huile de ricin. Avons soin en même temps de faire faire à l'oiseau la diète au pain et au lait bouillis afin de combattre la fièvre qui est la conséquence des blessures cérébrales.

Sur le ventre et près de l'abdomen, il se forme quelquefois sur cette partie du corps de l'oiseau une inflammation. Je n’ai encore vu qu’un seul cas de cette maladie : c'était une mère serin qui couvait sur six œufs. Quand je lai prise pour l'examiner et voir ce qu’elle

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