‹ Oiseaux de cage [microforme]Chapitre 19 sur 20 · TR · texte numérisé non relu

TR

avait, elle était étendue sur le piancher de la cage. Je trouvai une enflure assez considérable près du croupion et le corps etait maigre ; elle ne mangeait pas. Je plaçai la malade dans un nid, en dehors de la cage ; je la soignai de mon mieux en imbibant la partie malade avec de l'huile de ricin et donnant à l’oiseau la nourriture que l’on donne au couple pendant l'incubation. Avec un pinceau de poils de chameau coupé en pointe et humecté d’huile de ricin j'essayai de faire pénétrer de l'huile dans le postérieur de l'oiseau, afin de chasser lPinflammation qui se trouvait à l’intérieur, puis j'ingurgitai une goutte d'huile (de ricin) dans le bec de l'oiseau. L'enflure diminua graduellement et la malade mangeait bien, mais elle pouvait à peine se soutenir sur ses jambes et sa grande faiblesse finit par l'emporter. Si la maladie avait été soignée au début, aux premières atteintes du mal, l'oiseau aurait été

sauvé. Il n'y a pas d'autre cause que l’impureté du sang pour cette infirmité,

Fr

Quelquefois la femelle du serin ne peut se débarrasser de l'œuf qu’elle a dans le corps malgré tous les efforts qu'elle fait dans ce but. C'est un cas très grave si l'oiseau reste quelque temps en cet état, et il peut mourir dans un court espace de temps à cause de l'inflammation qui se déclare à l'intérieur.

Le signe caractéristique qui démontre que la femelle ne peut rejeter l'œuf, c'esi qu'elle prend une mine piteuse : elle n'a pas de position, elle se couche sur le plancher de la cage, s'asseoit en sautant sur les perchoirs et fait des efforts comme si elle était constipée.

Une publication anglaise prétend que cette infirmité provient d'un changement subit dans la température. Voici le remède em-

ployé en pareil cas pour guérir le bipède de cette maladie : on applique un peu d’huile de ricin comme suit : on prend un pinceau de poils de chameau dont on coupe les poils en pointe et on plonge dans l'huile qu’on tâche de faire pénétrer dans le rectum de l'oiseau ; c'est le meiïlleur moyen de chasser l’inflammation. Ayons soin aussi de faire pénétrer une

ou deux gouttes dans le bec de l'oiseau, ce qui contribuera à chasser toute l'inflammation.

L'asthme, chez les oiseaux de cage, n'est

tre chose que ce que l’on voit chez l'oiseau qui a trop d'embonpoint. I respire avec ditficuité comme s'il était oppressé et plus il souffle, plus la respiration devient génée. C'est

ce que l'on remarque chez les oiseaux qui

meurent d'apoplexie. :.'e-sentiel est de purger l'oiseau. La premiere chose à faire, nous dit un livre anglais ans jeuuic! j'ai trouvé un remède en pareil ‘: retirer le chanvre à l'oiseau, lui loss. sent le rape secd, mais lui donnant « e temps abondance de pain trempé dans j'eau pure. puis pressé avec les mains pour en extraire tout le liquide ; donnons-lui aussi de la laitue, chicorée ou cresson. Selon les saisons, deux fois la semaine, leur donner du pain et du lait bouillis, de la grosseur d'une muscade. Ceci se fait en jetant un morçeau de mie de pain de la gros-

ED

seur d’une noix, dans une tasse à thé de lait que l'on fait bouillir et que l’on brasse tout le temps avec une cuiller de bois jusqu'à ce que ce mélange ait la consistance de la bouillie. Il faut que ce mélange soit donné froid aux oiseaux et que ce soit frais, car si c'était sûr, ça ne produirait pas d’heureux résultats. Cette pâte dont les oiseaux sont friands les purge suffisamment et les guérit sensiblement. Dans toutes les attaques violentes d'asthme. cette pâte doit être donnée à l'oiseau pendant deux ou trois jours de suite et elle produira l'effet désiré. Quand la maladie n'est pas à l'état grave ou qu'elle vient Ce commencer, il suffit de donner du pain et du lait une fois en trois ou quatre jours.

En cage le serin est quelque fois incommodé par de petites araignées rouges qui se logent dans les plumes, lui soutirent le sang avec leur suçoir et lui font souffrir des démangeaisons continuelles. Le soir cette vermine quitte le corps de l'oiseau et va se poser sur le sommet de la cage, sur les barreaux pour re-

prendre le lendemain le gite qu'elle avait la veille. C'est alors qu'est le moment propice de tuer cette vermine. On prend pour cela une chandelle allumée et l'on passe le feu de la lampe sur les fils de fer qui contiennent la vermine.

Pour se convaincre de l'existence des araignées rouges dans une cage d'oiseaux, on n'a qu'à mettre le soir, sur le sommet de la cage, une serviette. Les araignées viendront se poser dessus : on n'aura qu'à passer cette serviette à l'eau chaude pour tuer cette vermine. Elle est tellement petite qu'on ne peut la voir qu'au moyen du micri pe.

Le scorbut est une infirmité qui attaque les serins dès leur plus bas âge : ils en sont quelque fois atteint à leur sortie du nid. Cela consiste en des gales qui enveloppent une par-

tie des pattes de l'oiseau ainsi que les doigts dont elles empêchent la libre articulation. L’oiseau ne peut ainsi se percher ni même se tenir debout sur le plancher de la cage. S'il veut

marcher il se traine sur les jointures des doigts ou des jambes. Il est assez difficile de guérir l'oisea’ attaqué du scorbut, car c’est une

maladie qui dure longtemps et qui est tenace.

La seule cause qu'on puisse donner pour expliquer la maladie du scorbut c’est que l’oiseau a été trop longtemps couché dans le nid sans pouvoir se détendre les jambes. Le traitement pour la maladie du scorbut se fait de cette manière : on-applique une fois par jour de l'huile d'olive sur les gales des pattes et des doigts de l'oiseau, puis à mesure que les gales se détachent par l'action de l’huile, on les enlève tout doucement et avec précaution, de crainte de faire souffrir le »ipède en lui enlevant l'épiderme. Si après cela quelques vestiges persistent à demeurer su Wront par disparaitre quand baigné un peu souvent. La maladie qui se rencontre assez

l'oiseau de cage.

fn essayant de sortir du nid pour la premiére fois, il arrive que le petit serin a les

doigts fermés : il n'a pas la force de les mouvoir, de les ouvrir comme s'ils étaient paralv-

L'oiseau ne peut se tenir sur le bord uu nid ni même se percher, et tous les efforts qu'il fait dans ce but ne tendent qu'à le faire tomber sur le plancher de la cage. Rendu en bas de la cage, l'oiseau se traine sur les jointures des pieds et chaque fois qu'il veut faire un pas il donne du bec à terre. Ce n'est pas une difformité mais une espèce d'engourdissement où faiblesse dans les jambes, se communiquant aux doigts des pieds, qui tient le bipéde en cet état.

Voici, je crois, la cause de cette infirmité . Il y a des femelles de serins qui couvent sur leurs netits de manière que ces derniers ne Æuvent à loisir se mouvoir, remuer les jambes ét prendre de la force. Cela engourdit les articulations des doigts. Et quand le temps de sortir du nid est arrivé le petit oiseau ne peut le faire sans tomber sur le plancher de ia cage.

Voici le moyen usité en pareil cas pour

guérir le petit oiseau malade On le prend, on lui trempe les jambes dans l'eau tiède pendant quelques minutes et

ZURO —

puis après les avoir retirées de l'eau, on ouvre délicatement les doigts de l'oiseau et on les étire tout doucement plusieurs fois de suite. On réitère le méme traitement deux ou trois

fois par jour, et à la fin, on parvient, à force

de patience à donner de la souplesse naturelle

aux doigts de l'oiseau.

Certains oiseaux captifs apprivoisés comme le serin, grive où merle, etc, ont quelque fois le loisir de sortir de la cage et courent de part et d'autre dans la maison. C'est alors qu'il arrive quelques fois des accidents ou blessures à l'oiseau. S'il se trouve par ha sard au-dessus d'une porte et qu'on la ferme vite, l'oiseau n'a pas toujours le temps de se sauver et alors on le blesse à la patte ou aux doigts : on lui déchire l’épiderme. Que fautil faire en pareil cas pour guérir l'oiseau ? On enduira la blessure avec de la graisse d'oie ou de l'huile d'olive.

— Sr —

L'oiseau de cage meurt quelquefois d'une manière bien prompte. qui ne nous laisse pas le temps de le sauver : il meurt d'apoplexie. C'est ce que l'on constate chez certains oiseaux de cage. comme le rossignol, le g plu.

le chardonneret et l'oiseau rouge qui tous ont une propension naturelle pour engraisser. [Le coelu est très vorace, aussi est-il porté à engraisser et meurt-il Île plus souvent d’apo-

pl

& Voici le moyen de reconnaître l’apoplexie chez l'oiseau de cage : supposons comme eExemple le goglu sur le perchoir, soufflant fortement et avec difficulté. Quelques instants après l’oiseau tombe en bas de son perchair, sur le plancher de la cage et reste accro’.pi Sur ses pattes, continuant à souffler avec plus de peine que jamais : puis le bipède tombe sur le dos ou sur le côté et expire bientôt après avoir

jeté quelques plaintes de plus en plus éloi

nées les unes des amtres. C’est le trop d'em

bonpoin » l'oiseau qui fait mourir d'apo plexie. Ouvrons-le alors et on se con aincra que le bipède n'était qu'une boule de graisse

J'en ai fait l'expérience sur un gogit

Il peut encore être temps de sauver la vie de l'oiseau quand il est sur le perchoir, mais je crois qu'il n'y a pas de remède possible, si l'oiseau est déjà rendu sur le plancher de la age où il se débat convulsivement.

Le signe caractéristique d'une trop grande obésité de l'oiseau de cage, où si l'on veut, le signe avant-coureur de l'apoplexie est celi-ci : prenons l'oiseau dans nos mains. souffons sur les plumes du ventre et examinons à l'eil nu, la chair à l'intérieur. Si l'on voit des taches jaunes sous l’épiderme du ventre et du croupion, c'est un signe évident que l'oi- Su à un excès d’embonpoint et est menacé d'apoplexie. Hätons-nous alors de diminuer là ration ordinaire de l'oiseau ou changeons Et nourriture pour quelques jours. Donnonsii du pain et du lait non bouillis pour diminuer lembonpoint, lui tenir les intestins libres ct empecher l'apoplexie de survenir.

A peu d'exceptions près. la plupart des

maladies qui originent chez l'oiseau captif a

Pour cause l'abondance de nourriture et comme conséquence l'impureté du sang. A

l'état libre le bipède à plus «le mouvement et

d'espace à parcourir, jouit avec surabondance de la liberté pour laquelle il est né, voyage par ci par là, s'occupe moins à manger que l'oiseau Captif. A\ussi est-ce pour cette raison, et peut-être pour d'autres encore que nous ignorons, que l'oiseau libre doit être moins sujet

a la maladie que l'oiseau de cage.

Page 1