‹ Oiseaux de cage [microforme]Chapitre 3 sur 20 · AN · texte numérisé non relu

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des oiseaux en cage moins pour la beauté et l'éclat de leur plumage que pour la douceur, la richesse et la mélodie de leur chant. Les femelles d'oiseaux de cage sont quelquefois susceptibles de chanter dans le voisinage des mâles, mais leur chant est faible et n’a que peu de durée. Si on les met seules dans un appartement où elles n'entendent point chanter, elles cesseront bientôt leur ramage.

Il est bien évident que tous les oiseaux mäles, même ceux de semblable espèce, ne chantent pas aussi bien les uns que les autres. Si nous devons tenir compte d'un défaut d’organe chez certains oiseaux de cage, nous devons tout aussi bien considérer que, souvent l'abondance de nourriture causant trop d’embonpoint nuit certainement à la beauté et à la continuité du chant de l'oiseau, qui, sans cet ingonvénient de la graisse, chanterait bien mieux.

Le chant de l'oiseau à l'état libre doit être plus expansif et plus puissant que celui de l’oiseau de cage. Il manque à ce dernier cette rivalité dans le chant, entre tant d'oiseaux de différentes espèces, le grand air, les grands

bois et cette immensité de l'espace dont l'oiseau à l'état sauvage jouit pleinement et où sa voix est plus sonore et plus harmonieuse.

Généralement les oiseaux de cage chantent assez bien quand ils sont seuls ou isolés, mais ils chantent encore mieux quand ils sont en bande, car alors ils s'animent mutuellement et c'est à qui chantera le plus fort pour dominer Sur les autres. T1 y a des serins qui chantent aussi bien en bande qu'isolés : c'est à ce signe que l'on reconnait les bons chantres. Il y en a d'autres, au contraire, qui ne s'animent au chant que quand ils entendent souvent chanter. C'est pour cela que l'on devrait mettre les oiseaux qui ne chantent bien qu'en bande dans la compagnie de bons chantres afin par là, d'améliorer leur chant et de les habituer à chanter souvent.

On peut classer comme suit les meilleurs chantres parmi les différentes espèces de seri’.s :1° serin belge : 2° serin portugais, 3° Serin anglais au plumage brun obscur, 40 serin allemand. On prétend que les serins qui naissent dans le mois de mars donnent de bons chantres, mais c'est problématique.

On imite admirablement bien le chant du serin au moyen d'une plume d'oie que l'on coupe par les deux bouts et dont l'extrémité est arrangé en sifflet comme ceux que nous donnons aux enfants. Dans un verre rempli d’eau, on plonge la moitié du sifflet, puis on souffle l'eau avec ce sifflet ; l'eau que l’on fait bouillonner en soufflant et le cri du sifflet !uimême rendent bien le chant du serin et l'excitent à chanter. Avec ce sifflet, on fait chanter de même tous les oiseaux de cage.

C’est le merle qui chante le plus souvent en cage : il fait entendre cles notes tantôt hautes, tantôt basses, elles sont souvent lentes où précipitées. Comme le merle a toujours le cœur en gaieté il ne reste que de courts instants sans chanter ; c'est généralement le merle en captivité qui prélude au chant des autres oiseaux de cagr

L zoglu tire son nom d’une note de son chant, dans lequel il intercale le nom de “ goglu ” qu'il prononce distinctement plusieurs fois de suite et avec un son semblable à l'eau qui gargouille. Wilson, ie fameux naturaliste traduit le chant du goglu par les mots sui-

Vauts : (any kang, kang, kang, keekle se ka kelek ilik, any king, » qu'il répète avec une rapidité extrême, chaque note enjambant l'une Sur la suivante. Le goglu a encore quelques notes telles que : coui, coui, coui, coesh, etc.

Ce chant a quelque analogie avec celui du mule, oiseau importé d'Angleterre. Le chardonneret n'a pas un chant aussi fort que celui du serin auquel il ressemble de ce côté, mais Sa VO!x est toujours agréable à entendre.

L'oiseau rouge ou Pinson pourpré a un chant qui consiste en un gazouillement dont on ne peut saisir les notes à cause de la rapidité avec laquelle elles sont prononcées, mais la douceur est le caractère distinctif du chant de l'oiseau rouge.

Le pinson ou “siffleu ‘ comme on l'appelle habituellement à a Campagne, a un chant qui consiste en un sifflement à long jet, contenant ordinairement trois ou quatre notes qui se suivent par degré et montent de plus en plus. Le * siffleu ” à une intonation de voix re- Marquable par sa douceur, son ampleur et son élévation : il est véritablement maitre de sa Voix qu'il manie à sa guise. Partout où cet oi-

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seau se trouve, il se fait entendre avec agrément.

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