VTOO. QU'EST'CE-QJPIL'DIT A BEC LARGE
Longueur totale.' 244 nul*
— du pU de Taîle. 114
— du tarse* , 18
— du doi(^ médian 15
— de la queue , 85
— du bec 29
Hauteur — , 11
Largeur — , 15
Dessus et côtés de la tète noirs. Du front jusqu'à l'occiput, les plumes médianes sont d'un joli jaune jonquille que le noir cache en grande partie. Une bande
blanche part de la narine^ passe au dessus de l'œil et Ta rencontrer, à l'occiput, celle du côté opposé. Toutes les autres parties supérieures d'un brun verdâtre.
Gorge blanche. Keste des parties inférieures d'un joli jaune citron.
Rémiges brunes, finement liserées de roussâtre en dehors, et largement bordées de la même teinte en dedans. Des couvertures supérieures, les petites sont d'un brun verdâtre, les moyennes et les grandes d'un brun pur. Inférieures jaunes.
Rectrices brunes, finement bordées de roussâtre; la bordure est im peu plus large en dedans qu'en deliprs. Les couvertures supérieures ont la même teinte et la même bordure ; les inférieures continuent le jaune du ventre.
Pattes, bec, iris noirs.
La femelle ressemble au mâle.
Le jeune n'a point de jaime à la tête. La bande blanche sus-oculaire est plus large. Les plumes des parties supérieures,'d'une teinte plus claire, sont bordées de gris roussâtre à la pointe. Le jaune des parties inférieures est lavé de blanc.
Les rémiges sont plus largement bordées de roussâtre en dehors.
Cet oiseau a des mœurs tout-à-fait tranquilles. Perché sur une branche, au sommet de l'arbre qu'il a choisi, il y reste longtemps et toujours dans la même attitude. H semble même se faire violence, quand de son vol lourd et peu soutenu, il va s'emparer d'un insecte à son passée. H ne recherche point de compagnons ; il est presque toujours seul ; aussi point de querelle, point de cri, point de mouvement, par conséquent point d'ani-
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mation dans son genre de vie. Si, s'oubliant en quel- ^i que sorte, il appelle sa femelle, c'est d'une voix £ûble qui rappelle son apathie. Quoique les insectes constituent sa principale nourriture, il ne dédaigne pas cependant de certaines baies ; il lui en coûte moins, sans doute, de se les procurer. On ne le rencontre pas trop souvent.
G. SAUROPHAGUS— /S^w^am^.
in. SAUROPHAGUS SULPHURATUS— Zwi.
vTLo. QXTEST-CE'QTPiL-BiT A BEC Étroit.
SaurophaguB sulphuratus — Lin. — Gray , p. 246, n^ SaurophaguB sulphuratm — ^Lin. — ^Pr. Bonap., p. 193, n* 1. Tyran magnanime ou TicHvie — Tyrannua magnammus— Vieil.
Longueur totale 250 mil.
— du pli deTalle 115
— du tarse 26
— du doigt médian • • . . . . 18
— de la queue 87
— du bec 29
Hauteur — 10
Largeur — 10
Dessus et côtés de la tête noirs. Les plumes médianes, du front à l'occiput, d'un joli jaune jonquille que cache un peu le noir ; elles sont assez longues pour se relever en huppe. Devant du front grisâtre ; de là part une bande blanche qui passe au-dessus de l'œil et va joindre, à l'occiput, celle du côté opposé. Les autres parties supérieures d'un brun à légère teinte verdâtre tendant au roussâtre sur le croupion.
DESCÎRIPTIVÊ. 211
CForge et un peu du devant du cou d'un blanc pur ; reste des parties inférieures d'un joli jaune citron.
Rémiges rousses à la base; brunes du milieu à la pointe ; ce brun qui est assez clair commence à la tige par un simple filet qui, bientôt, s'élargit pour s'étendre vers les bords où continue le roux sous forme de bordure. Couvertures supérieures de la couleur du dos ; les moyennes et les grandes bordées de roux. Inférieures jaunes.
Rectrices brunes, finement liserées de roux à l'extérieur et largement bordées de la même teinte à l'intériem* ; les deux intermédiaires ont le liseré sur leurs deux bords. Couvertures supérieures continuant la teinte du croupion ; les inférieures celle du ventre.
Pattes, bec, iris noirs.
La femelle ressemble au mâle.
Chez le jeime, le jaune de la tête est à peine visible. Les plumes du dessus du corps sont bordées de roussâtre. Toutes les teintes sont très-pâles.
Voici l'oiseau gai, vif, bruyant, querelleur ; l'oiseau fait pour vivifier nos forêts d'ordinaire si silencieuses ; mais il les fuit ; il lui faut la vue de l'homme ; il lui feut des témoins de la vie qu'il ne semble mener que pour attirer l'attention. Ce besoin le rend fier, la fierté le rend dominateur, la domination le rend intrépide. Aussi son perchoir est le sommet d'im arbre d'où il peut fièrement dominer comme du haut d'un trône ; la branche qu'il choisit est d'ordinaire sèche et isolée, comme pour ne point échapper aux regards de ceux auxquels il commande ; son cri qui exprime à peu près le nom qu'il porte, a l'éclat de la voix d'un supérieur ; aussi est-il le cjtief de la contrée et même l'oiseau de
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proie subit Pettipire qu'il exerce ; poursuivi, harcelé, intimidé, il est obligé de fuir. La guerre donc est «on élément, et quand il manque d'ennemis naturels, il querelle ses compagnons. Ce besoin est commun, il les tient constamment réunis, et l'instinct qui les guide ainsi les rend aussi remuants que tapageurs. Sans cesse, ils volent d'un arbre à l'autre en se poursuivant, et, par moments, pcurtent leurs cris soit de victoire, soit de provocation. C'est un concert qui ne fait que frapper l'oreille, mais que goûte le cœur ; il a l'empreinte d'une noble gaîté qui jette la vie autour de nos maisons à la campagne. Ainsi, le matin, quand s'évanouissent les dernières ombres de la nuit, le premier cri qui trouble le silence qui les accompagnait, est celui du qu^esUce-quHl'dit Au milieu de la journée, quand notre soleil si consciencieux dans ses devoirs, &it une fournaise de notre atmosphère, si im oiseau se fait entendre, c'est presque toujours le qu^est-ce-quûiUdit Au déclin du jour, si im chant rompt le silence qui annonce le retour de la nuit, c'est encore celui du qu^eêt-ee^^ddit Ainsi il salue le soleil à son lever ; il ne le redoute point à son zénith et il préside gaiment à son coucher. Non seulement il nous égaie, mais encore il nous sert en détruisant une masse d'insectes, ce qui ne l'empêche pas de manger des petits reptiles et des jeunes oiseaux. H n'a pour ennemi que l'homme, lui qui devrait le plus l'aimer et le protéger. Pom'tant, quelques habitants, en petit nombre malheureusement, les respectent, les aiment et défendent de les tuer ; défense nécessaire, car c'est l'oiseau qui est, le plus souvent, le point de mire des chasseurs manques ou apprentis.
H est très-commun. On l'entend partout, même quelquefois au piilieu de la Tille. C'est la terreur des
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Oiseaux de proie. Le nom de ticttvie qu'il porte sur une partie du continent exprime mieux son cri que le nom qui lui a été donné ici.
G. TYRAiH^JJ^—Oumer.