MYIOBIUS AUBAX—Cfml
VULO. FIPIRL
Myiohius audax — Gml. — Gray, p. 248, n® 2. Scaphorhifnchus audax — Gml. — Pr. Bonap., p. 193, n® 4. Tyran soUtaire-^Tyrannus solitaritis — ^Vieil.
Longaeur totale 230 mil*
— du pU de Taîle 110
— du tarse 20
— du doigt médian 14
— de la queue 90
— du bec 24
Hauteur — 9
Largeur — 12
Milieu de la tête d'un jaime jonquille un peu clair ; la pointe des plumes est brune ; quelques unes sont entièrement de cette couleur qui tend à cacher le jaune. Tout autour de cette calotte jaune et jusqu'au bas de la ûuque, les plumes sont brunes et bordées de gris-jau-
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nâtre. Dos et manteau du même brun qui fonne de grandes taches allongées à Paîde d'une bordure grisjaunâtre qui, en descendant^ tend à devenir blanchâtre. Croupion également marqué de brun, mais sur fond roussâtre. Un trait blanchâtre forme un long sourcil à l'œil. Un large bandeau noirâtre passe sur le lorum, l'œil et l'oreille.
Parties inférieures marquées de taches noirâtres sur fond blanc. A la gorge, ces taches sont de simples petits filets ; au cou^ elles sont fort rapprochées et dessinent un trait bien marqué ; à la poitrine et à l'abdomen, elles sont grandes, allongées et bordées de jaunâtre. Au ventre, ces taches disparaissent et le blanc est lavé de jaune.
Rémiges brunes. Du blanc jaunâtre borde, en gi:ande partie, la barbe interne; la barbe externe porte un liseré roussâtre; il est assez limité siu* les primaires, plus étendu sur les secondaires et, sur les plus internes, il s'élargit beaucoup en devenant blanchâtre. Couvertures supérieures brunes largement bordées de roussâtre qui devient blanchâtre sur les plus internes des grandes et des moyennes. Inférieures d'un jaune très-clair et à baguette noirâtre.
Rectrices d'un roux assez vif; elles portent une large traînée noirâtre tout le long de leur tige. Couvertures supérieures rousses; inférieures jaunâtres et à tige noirâtre.
Bec noir, blanchâtre à la base de la mandibule inférieure. Pattes et iris noirs.
La femelle ressemble au mâle.
Chez le jeune, les teintes sont pâles ; les traits sur la face sont mal indiqués ; le fond blanc n'est point layé de jaune.
Le pipiri n'est pas rare ici. Son perchoir est au sommet des arbres et toujours loin de ses compagnons, comme s'il les fuyait. Quelquefois, il se place au milieu d'une savanne, sur un arbrisseau pauvre en feuilles ou sur un piquet un peu élevé ; complètement immobile, il y guette le passage des insectes qu'il va saisir d'un vol doux et fax^ile. Si ime sauterelle se montre sur l'herbe, il va bien vite s'en emparer. Qu'un autre pipiri se présente, les querelles commencent, les poursuites ont lieu et c'est alors qu'il pousse son cri qui rappelle le nom vulgaire qui lid a été donné. La place reste au vainqueur qui y retrouve le calme qu'il ambitionne, car à part ce moment de trouble, sa vie est toujours tranquille. Outre les [insectes, il mange aussi des baies.