MILVULUS TYRANNUS— Xm
vuLG. LONGUE-QUEUE.
Milvuîus tyrannus—Lm. — Grray, p. 248, n^ 1. Miltmlus tt/ranntis — lân, — Pr. Bonap., p. 191, n** 1. Mtiscicapa savana — ^Wilson, 3™« vol., p. 261. Tyran des savannes — Tyrannus savana — ^Vieil.
Longueur totale 345 mil.
— du pU de Paîle 112
^ — du tarse 16
— du doigt médian 13
— de la queue (penne extérieure) 230
— — (penne médiane) 70
— du bec 15
Dessus et côtés de la tête d'un beau noir. Les plumes médianes, du front à l'occiput, sont d'un joU jaune jonquille jusqu'à leur pointe qui est noire ; mais le jaune ne paraît que par l'écartement des plumes. Nuque, dos et manteau d'un joli gris cendré. Croupion noir.
Toutes les parties inférieures d'un blanc pur ; un peu de gris à l'épaule et aux côtés de la poitrine.
Rémiges presque noires ; du blanc sur une partie de la barbe interne ; la première et les plus internes sont liserées de blanchâtre. Des couvertures supérieures, les petites sont gris-cendré, les moyennes et les grandes
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noirâtres et bordëes de gris-cendré. Inférieures blanclies.
Bectrices noires. La plus extérieure dépasse la sni* vante de 110 mil., sa barbe externe est blailbhe delà base à la moitié de sa longueur. Les autres pennes sont assez également étagées. Couyertures supérieures noires ; inférieures blanches.
Pattes, bec, iris noirs.
La femelle, d'après moi, ne porterait point k la queue la longue penne extérieure si caractéristique; toutes les pennes seraient également étagées ; mais je me méfie d'observations faites sur des oiseaux migrateurs, surtout à une époque éloignée de celle du plumage de noces, époque où les organes sexuels sont atrophiés.
Le jeune a le dessus de la tête d'un gris mélë de brun et privé de jaune, formant ime véritable calotte qu'entoure complëtement une large bande noire. Nuque, dos et manteau d'un gris cendré sale. Groujûon brun foncé. Parties inférieures blanches. La queue simplement étagée.
Le longue-queue arrive ici en Juillet et part en Octobre. C'est le moment de nos fortes pluies ; l'atmosphère alois diaude et humide pullule d'insectes et certains de nos arbres se chargent de baies. H se nourrit de ces baies auxquelles il ajoute les insectes. H vient ordinairement en troupe considérable, ce qui réjouit le gastronome. En effet, sa chair est tendre et succulente ; et après les fetigues du voyage, elle se charge de graisse et devient encore plus savoureuse. Cest donc ajuste titre que, malgré sa petite taille, il trouve accès sur nos tables. H aime les palétuviers; aussi ne s'aventure-t-il pas trop loin des côtes pour chercher les arbres qui portent les baies dont
il est firiancL H a le besoin de sociabilitë, comme près* que tous les oiseaux migrateurs; aussi ne le yoit-on jamais seul et le soir, la réimion est encore plus générale pour aller passer la nuit dans les mangles. Son cri est feible et s'entend très-rarement. Son toI est plutôt élevé que bas ; il est peu rapide, mais soutenu. Quand il parcourt ainsi l'espace, il semble laisser à sa suite une traînée que marque sa longue queue toujours tenue fenpoée. Quoique constamment environné de compagnons, il ne se querelle jamais, tant ses mœurs sont tranquilles.
G. MYIOBIUS— Û^rdy.