‹ Oiseaux de l'île de la Trinidad,Chapitre 119 sur 292 · MYIOBIUS MARTINICUS— Xm · texte numérisé non relu

MYIOBIUS MARTINICUS— Xm

TULO. TILLON.

Myiohius martinicus — Lin. — Gray, p. 249, dP 27. Tyrannula viartinica — Lin. — Pr. Bonap. p. 190, n® 23. MoucherolU à huppe blanche — Muscicapa albicapilla — ^Vieil.

Longueur totale 176 milL

— du pli de Taîle 80

— du tarse 18

— du doigt médiaii 13

— de la queue 70

— du bec 13

Parties supérieures d'un brun olivâ^tre plus foncé sur la tête et plus clair sur le croupion. Les plumes de la tête sont assez longues pour que Toiseau les rçlève en huppe ; les médianes sont blanches ; mais le brun qui les borde complètement tend à cacher cette couleur.

Gorge d'un gris-cendré. Ce gris se fonce im peu et s'associe une légère teinte de jaune et de vert pour couvrir le cou, la poitrine et les flancs. Sur les autres parties inférieures, la teinte jaime est la seule apparente.

Rémiges brunes ; du blanc sur ime partie de la barbe

DESCRIPTIVE. 22o

îhteme. Une teinte blanchâtre fourme un liseré à là barbe externe. Couvertures supérieures brunes ; les petites bordées de brun olive ; les moyennes et les grandes terminées de blanchâtre formant deux raies transver^ôales sur l'aile. Couvertures inférieures blanches avec teintes jaune et verte.

Rectrices brunes. Couvertures supérieures colorées comme le croupion ; inférieures cotûmé le ventre^

Pattes, bèc, iris d'un brun très-foncéw

La femelle rappelle exactement le mâle.

Chez le jeune, le blanc de la tête n'existe pas ; lô brun olive de* parties supérieures est plus clair et moins verdâtre.

La gorge est plutôt blanche que grise ; la teinte jaune des parties inférieures est peu prononcée et, sur le milieu du ventre, il y a du blanô.

Voici notre véritable réveille-matin. Pressé de reprendre sa vie gaie, turbulente et tapageuse, il quitte sa rétraite avant l'aube du jour et, perché au sommet d'un arbre, il semble se charger de ressusciter la nature. Sa voix qui n'est point du chant est éclatante et pleine de ce sentiment de gaîté qui préside à tout ce qui annonce le futur lever du soleil. D'autres ne tardent pas ^ lui faire écho, et bientôt réunis, ils sô chamaillent, se querellent, se séparent, se rejoignent, se poursuivent et ne semblent eu paix que quand la faim les attache à l'arbre qui leur fournit soit les baies, soit les insecte^ dont ils se nourrissent.

Le tillon se tient presque toujours droit, comme pou* avoir un air de fierté ; il relève assez souvent sa huppe, semblant de colère qu'il veut se donner ; mais il est petit et faible et, en prenant de tels attributs qui sont

ceux de la force, il ne peut paraître qu'insolent et taquin.

Véritable image de ces existences turbulentes auxquelles il fitut le tourbillon du monde, il Aiit les forêts et recherche les endroits habités. H veut la vue de l'homme qui lui rappelle et la gaîté et la discorde ; aussi ne nous quitte-il jamais, et se croit-il obligé d'^ayer nos campagnes en dépit de l'indifférence qu'on lui porte.

n est très-commim. Quelquefois on l'entend au milieu de la ville. Son nom vulgaire lui a été donné à cause de la huppe qu'il porte ; le mot huppe se disant, en patois créole, iUlon par corruption du mot populaire tifffum (chignon).

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