GENERALES. XXI
ques espèces peuvent ainsi atteindre la Trînidad. C?est encore une cause qui n'est pas sans influence sur notre richesse omithologique.
Mais ces oiseaux migrateurs du Nord pour arriver à la Trinidad, suivent-ils toute la chaîne des Antilles ou bien parcourent-ils Cuba de l'Est à l'Ouest pour gagner, delà, la Terre-ferme, en traversant le canal de Yucatan ? D'Orbigny (Oiseaux de l'île de Cuba p, xxii) continuant les idées d'Oviedo pense que ces oiseaux, au départ, prennent cette dernière direction pour pouvoir voyager plus facilement en suivant le cours des vents alises ; mais qu'au retour, pour profiter encore de ces vents, ils viennent reconnaître la chaîne des Antilles après avoir traversé le Continent Sud de l'Ouest à l'Est, et la parcourent dans toute son étendue.
Je ferai observer tout d'abord que dans le passage d'Oviedo cité par d'Orbigny (p. xxi) il y a cette phrase : ^^ Us font ce voyage (de départ) au mois de Mars etc." Cette date ne peut être qu'ime erreur ; car le mois de Mars est si près du printemps dans l'Amérique septentrionale que c'est plutôt à ce moment qu'a lieu le retour et non le départ.
Maintenant les oiseaux qui nous viennent de l'Amerique septentrionale, arrivent ici à dater déjà du mois d'Octobre et partent en Mars ou en Avril. Si ces oiseaux ne venaient reconnaître la Trinidad qu'à l'époque de leur retour, nous ne les verrions, au plustôt, que vers les mois de Février et Mars, et leur séjour dans la colonie serait très-limité. Il est donc plus probable que la route suivie et pour le départ et pour le retour est la chaîne des Antilles. H doit être plus facile surtout aux petites espèces à vol peu soutenu comme le JUmO" tiita petechia^ le Mniotilta citrea^ le Virco oHvaceuSj etc.
XX OBSERVATIOXS
de francllir les petits bras de mer qui séparent les iles de l'archipel les unes des autres, que de parcourir l'espace assez lai^e qui s'étend entre Cuba et la Terreferme. Et si telle est la route suivie dans les deux cas, chaque île serait une station où s'arrêteraient momentanément ces oiseaux ; mais jusqu'aprésent, il est impossible de l'affirmer, il fiiut pour cela que l'ornithologie de toutes les Antilles soit bien connue.
OUDO I. — -AuCOIP^ITIlES.
ACCIPITRES DIURNI - VULTURIDŒ.
S. F. SARCORAMPHINŒ G. SÂRCORAMFBJJS—Duméril.