‹ Oiseaux de l'île de la Trinidad,Chapitre 11 sur 292 · XVIII OBSERVATIONS · texte numérisé non relu

XVIII OBSERVATIONS

à la richesse omithologique de la Trinidad. H en est une autre qui découle de la limite à laquelle s'arrêtent dans les Antilles les migrations annuelles, Pune venant du Nord, Vautre du Sud. J'en parlerai plus loin.

Ce qui frappe ensuite dans l'ornithologie de la Trinidad c'est qu'elle relève presqu'entièrement de l'Amérique méridionale. En eflfet en jetant un coup d'œil sur les tableaux qui précèdent, et en additionnant l'un avec l'autre chaque nombre terminant chaque tableau, on ne trouve pour total que 95 espèces communes à l'une ou à plusieurs des localités désignées dans ces tableaux. H reste donc déjà, par ce seul fait, 199 espèces propres exclusivement à la Trinidad et par conséquent à l'Amérique méridionale. Mais ce dernier nombre doit encore être augmenté de beaucoup ; car des 95 espèces qui se trouvent aussi vers le Nord, Cuba fournirait le Tyrannus magnirosiris et l'Amérique septentrionale les 19 espèces qui, dans la liste qui précède, sont désignées par im astérisque. A part donc ces 20 espèces, il en reste! ait 274 propres à la Trinidad et à l'Amérique du Sud. H était facile d'après la position géographique de notre île, de pressentir un semblable résultat.

Un troisième fait non moins intéressant ressort de la limite qu'atteignent, dans les Antilles, les oiseaux migrateurs partis soit du Sud soit du Nord. Les oiseaux de l'Amérique méridionale, en fuyant les froids de sa partie Sud ne tardent pas, sans abandonner la Terreferme, à trouver les chaleurs qu'ils recherchent ; aussi n'arrivent-ils pas jusqu'à la Jamaïque et à Cuba; tandis que les oiseaux de l'Amérique septentrionale poursuivis par le froid jusqu'aux dernières limites Sud de ce continent ont besoin de descendre beaucoup au Sud et quel-

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