‹ Oiseaux de l'île de la Trinidad,Chapitre 122 sur 292 · YT7LO. GOBE'MOUCHE A POITRINE VERDATRE · texte numérisé non relu

YT7LO. GOBE'MOUCHE A POITRINE VERDATRE

Myiohius flaviventris — ^Baird.. — Gray, p. 249, n® 62. Tyrannula minuta — ^Wils. — Pr. Bonap., p. 189, n^ IS.

C?est à tort que ces deux auteurs assimilent cette espèce au Muscicapa minuta de Wilson.

Longaeur totale.) 132 mil.

-^ du pli de l'aile 69

— du tarse 13

— du doigt médian 9

— de la queue 61

— du bec 10

Parties supérieures d'un brun à faible teinte olive^ surtout à la tête.

Gorge d'un blanc jaunâtre qui descend assez bas sur le cou. Reste du cou, poitrine, flancs et une partie de

l'abdomen d'nn brun-verdâtre assez foncé ; du jaune modifie cette teinte en la couvrant de petites flammèches peu apparentes ; les autres parties postérieures d'un jaune lavé.

Rémiges noirâtres ; très-peu de blanc à la barbe interne ; elles portent, en dehors, un liseré roussâtre peu apparent sur les primaires, bien marqué sur les secondaires. Des couvertures supérieures, les petites sont de la couleur du dos ; les moyennes et les grandes sont noirâtres et largement garnies de roussâtre à la pointe; ce qui trace sur l'aîle deux petites bandes obliques. Couvertures inférieures mêlées de jaune et de vert.

Rectrices brunes à légère teinte verte en dehors. Couvertures supérieures de la couleur du croupion; inférieures de celle du ventre.

Bec noirâtre à la mandibule supérieure ; blanchâtre à l'inférieure.

Pattes et iris noirs.

La femelle ressemble au mâle.

Le jeime a seulement des teintes moins franches.

Encore un myiohius qui se tient sur les arbres ; il y cherche moins les baies que les insectes dont il est plus friand. Le plus souvent, il vole à leur poursuite et retourne au poste, n'importe celui qui se présente. Son cri est faible ; sa vie tranquille n'est point troublée par le voisinage de ses compagnons. H est toujours en compagnie de sa femelle. H est commun.

122 MYIOBIUS maniCEPS—Sdat.

vuLQ. OISE A U FO U,

Longueur totale 187 mil.

— du pH del'aîle 75

— du tarse 17

— du doigt médian 11

— de la queue , 72

— du bec 17

Dessus de la tête noirâtre ; les plumes y sont assez longues et larges. Nuque d'un brun tirant sur le gris. Reste des parties supérieures d'un brun olivâtre.

Grorge, cou et poitrine d'un gris-cendré plus foncé sur les côtés du cou et de la poitrine. Reste des parties inférieures d'un jaune soufre aissez clair.

Rémiges noirâtres, avec du blanc sur une partie de la barbe interne ; les secondaires ont, en dehors, ime petite bordure blanchâtre. Des couvertures supérieures, les petites sont de la couleur du dos, les moyennes et les grandes sont noirâtres et bordées d'olivâtre à leur pointe; inférieures jaunes.

Rectrices brunes. Couvertures supérieures continuant la couleur du croupion, les inférieures celle du ventre.

Pattes, bec, iris noirs.

La femelle. ressemble au mâle.

Chez le jeune, le dessus de la tête est brun au lieu d'être noirâtre ; le dessus du corps est également brun, mais plus clair et sans nuance olive.

En dessous, le gris et surtout le jaune sont très-clairs.

Aux ailes, le liseré extérieur des secondaires est roussâtre; la bordure de la pointe des couvertures supérieures est blanchâtre et trës-limitée.

Ce myiohtu^ se tient sur les arbres. H est ordinaire-

232 PAKTIE

ment seul ou en compagnie de sa femelle. Quand où l'observe, on ne tarde pas à s'apercevoir qu'il préfère le service de ses aîles à celui de ses pattes pour arriver aux insectes dont il se nourrit. Perché sur une petite branche 'sèche, il est aux aguets ; passe un insecte, 3 s'élance d'un vol facile et léger, s'empare de sa proie et, tournant sur lui-même, va reprendre sa pla^e. Comme les insectes abondent dans un climat chaud et humide comme le nôtre, l'occasion se présente souvent de répéter ce manège qui se fait toujours suivant une ellipse très-allongée. L'observateur ne voit pas l'insecte, à cause de la distance ; aussi rien ne peut lui expliquer le but que veut atteindre l'oiseau ; il ne découvre dams ce manège que l'empreinte de la bizarrerie et même de la folie ; aussi a-t-il nommé ce myioUm — oiseau fau.— C'est près des endroits découverts, et surtout après une forte pluie qu'on le voit ainsi chasser. Les insectes ailés quittent la terre et s'élancent dans cette atmosphère humide, ne se doutant nullement du sort qui leur est réservé. C'est un oiseau assez commun. Son cri est faible et plaintif.

G. EMPIDONAX— (7a*a»w.

Page 1