PIPRA GUTTURALIS— Zi'n
vuLG. CASSE-NOISETTE.
Pipra gutturàlis — Lin. — Gray, p. 274, v9 14. Pipra gutturàlis — Lin. — Pr. Bonap., p. 174, n® 12. Manakin à gorge blanche — Pipra gutturàlis — ^Vieil.
Longueur totale 125 mil.
— du pli de Taîle 54
— du tarse 17
— du doigt médian 9
— de la queue 33
Un noir profond couvre tout le dessus de la tête ; le même noir reparaît à la partie postérieure du dos et du manteau ; croupion, flancs et jambes gris de plomb ; toutes les autres parties d'un blanc pur. Les plumes de la gorge sont un peu longues et forment une espèce de goitre.
Rémiges noires, avec du blanc sur une grande partie de la barbe interne. Des couvertures supérieures, les
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petites sont blanches, les moyeimes et les grandes noiresinférieures blanches.
Rectrices noires ; toutes les couvertures gris de plomb^ plus clair en dessous.
Pattes jaune abricot. Bec et iris noirs.
La femelle a toutes les parties supérieures vertes. En dessous, elle est d'un gris verdàtre, plus prononcé sur la poitrine.
Rémiges brunes avec du blanc à la barbe interne, et du vert à l'ext^ne^ Couvertures supérieures vertes ; inférieures gris-verdâtre.
Rectrices brunes ; du vert les borde en dehors et colore entièrement les deux intermédiaires. Couvertures supérieures vertes ; inférieures gris-verdâtre.
Pattes vertes. Bec et iris noirs.
Le jeune mâle rappelle exacteçient la femdle^
Le casse-naisettey sans avoir de brillantes oouleuis^ porte, cependaAt, une panure qui plaît à l'œil. Mai» dans les bois, les principaux endroits qu'il fréquente, ce sont plutôt ses mouvements, son cri, ses habitudes qui attirent l'attention. Toujours perché sur les branr çhes basses, il ne peut garder longtemps la même place ; il en change constamment, sans, cependant, trop s'écar- ^ei; du même endroit. Oa peut donc l'observer à loisir, et d'autant plus facilement, qu'il est loin d'être ferouche. Vif, pétulant, agité, il semble redouter le repos. Son eri' qui lu^ a valu le nom qu'il porte, est sec, net et fort; ce n'est ni du chant, ni du ramage, ni même da cri ; c'est un tac-iac qui a quelque chose de métallique et qui semble produit plutôt par le claquement des mandibules que par les contractions du larynx ; c'est un son qui n'est l'expression d'aucune de ces impressions feisteB,
que nourrit si souvent le cœur ; il n'ajoute rien à cette mélancolie qu'inspire, d'ordinaire, la solitude ; loin de là, il éclate comme éclatent les élans d'une folle gaîté. Aussi quand les casse-noisettes sont par troupe, ce qui a lieu le plus souvent ; quand, surtout, ils ont choisi une place à terre pour se livrer à leurs ébats, ils semblent autant d'étourdis qui profitent du silence des témoins qui les enviroiment pour obéir au mobile qui les agite. A chaque instant, ils sautent à terre, en poussant leur cri et faisant entendre un bruit sourd que détermine le frottement des pennes de l'aîle ; là, toute feuille, toute bûchette est saisie, enlevée et jetée à une petite distance; les mouvements se croisent ; les cris se confondent et donnent lieu à une scène à laquelle semble présider la Folie. La place nettoyée devient un espace circulaire où les ébats continuent sans un but saisissable. Je sais que l'on a parlé de fourmis que les casse-iwisettes allaient ainsi chercher à terre ; l'on a dit qu'ils ne poussaient leur cri que quand les fourmis les piquaient ; mais je n'ai jamais vu de fourmis dans les endroits que nettoyaient ces oiseaux; du reste leur nourriture consiste presque exclusivement en baies.
Lie casse-noisette ne se tient pas seulement dans les bois ; il vient aussi très-près des endroits habités ; mais alors il est seul ou en compagnie de sa femelle. Pour prendre ses ébats, il s'éloigne. Il est commim.