‹ Oiseaux de l'île de la Trinidad,Chapitre 144 sur 292 · SCAPHIDURUS ATER—Vieii · texte numérisé non relu

SCAPHIDURUS ATER—Vieii

VULO, TAJRICO.

Scapkidurus ater — ^Vieil. — Gray, p. 341, n^ 1. Scaphidurua ater — ^Vieîl. — ^Pr. Bonap., p. 426, n® 1. Cassique à manteUt — Casstcus ater — ^Vieil.

Le ScaphiduruB niger — Gml. — Gray, n® 6 et le ScapJndurus vieiUoti — Pr. Bonap., vP b me semblent des doubles emplois ; il ne s'agirait là que du jeune âge.

Longueur totale 376 mil.

— du pH de TaUe 187

— du tarse 45

— du doigt médian 30

— de la queue • 148

— du bec 35

Tout le plumage entièrement noir, et à part les ailes, la queue et les parties postérieures, toutes les autres régions présentent de beaux reflets bleus, violets et verts \ mais à la tête, les reflets verts font défaut. Les

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plumes de tout le cou et de la poitrine sont fournies et longues ; elles forment un large mantelet que l'oiseau relève à volonté.

Pattes et bec noirs. Iris jaunâtre.

La femelle diffère peu du mâle ; elle est un peu plus petite ; son mantelet est moins ample et ses reflets moins vifs.

Le jeune n'a point de mantelet et ses reflets sont à peine apparents. La planche 84 de M. Gray me semble représenter le jeune âge.

C'est un oiseau qui ne connaît que la vie sauvage; aussi, à mesure qu'il voit l'homme empiéter sur la nature vierge, s'empresse-t-U de s'éloigner. Pourtant Q ne fréquente que les savannes, mais seulement celles qui sont dans des quartiers peu fréquentés. Toujours vivant par troupe, il jouit de cette paix qu'impose le besoin de sociabilité. Mais farouche et méfiant au dernier point, il s'envole à l'ombre d'un danger quelconque. Presque toujours à terre, il cherche les vers et les insectes dont il se nourrit. Mais, s'il rencontre un champ de maïs, il ne manque pas de faire im grand dégât. Quand sa faim est apaisée, û se place sur une branche, sur une barricade, même sur un pieu, et il feit entendre im ramage qui n'a rien de significatif; aussi ne l'écoute-t-on pas; mais on admire sa parure, car c'est alors qu'il raccourcît son cou, soulève son mantelet, et prend une attitude qui fait briller au soleil ses beaux reflets. Le nom qu'il porte est espagnol et lui a ét^ donné à cause du cri qu'il pousse habituellement. Tout me porte à croire qu'il voyage ; mais ses migrations se

f feraient à des époques tout-à-fait irrégulières.

S. F. ICTERINŒ.

G. CACIG\J8—Cuvier.

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