‹ Oiseaux de l'île de la Trinidad,Chapitre 148 sur 292 · MOLOTHRUS BONARIENSIS— G · texte numérisé non relu

MOLOTHRUS BONARIENSIS— G

vuLG. PJSTIT MERLE NOIR.

Molothrus honarienm — Gml. — Gray, p. 346, d? 3. Molothrus honariensis — Gml. — Pr. Bonap., p. 437, n® 3. Petit troupiaU noir ou Tangavio — PoBBerina discolor — ^Vieil.

Longueur totale 195 miL

— du pli de Taîle •. . 98

— du tarse 21

— du doigt médian 16

— de la queue 71

— du bec.. 18

Tout le plumage d'un beau noîr à reflets bleus et légèrement violacés. Sur le bord des rémiges et sur leurs grandes couvertures, du vert se mêle à ces reflets. Les rectrices sont d'un noir mat ; elles sont peu étagées, aussi la queue est-elle simplement arrondie.

Pattes et bec noire. Iris d'un blanc jaunâtre.

La femelle a toutes les parties supérieures d'un brun foncé; elles semblent tachetées, car aux bords des plumes, la teinte brune est plus claire.

La gorge est grisâtre. Les autres parties inférieures sont d'un gris brun, et comme cette teinte est plus foncée au centre des plumes, le dessous du corps présente, comme le dessus, une faible apparence de taches.

Les rectrices et les rémiges ainsi que leurs couvertures sont d'un brun plus foncé que celui du dos.

Le banariensis est commun ici. Il aime les endroits noyés. Cependant on le voit souvent au milieu des savannes et des parcs dont la terre molle et détrempée est constamment remuée par le piétinement des animaux ; il y trouve les vers dont il se nourrit. Quelquefois, il est au milieu d'un grand chemin cherchant des grains d'avoine dans le crottin des chevaux. H est surtout friand d'une espèce de maïs qu'on désigne ici sous le nom de maïs de Guinée. H est toujours en société, menant une vie aussi gaie qu'animée. De temps en temps, il fait entendre son cri de rappel qui est fiiible et insignifiant. Azara avait déjà remarqué qu'il ne

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faisait point de nid, qu'il profitait de celui d'autres oiseaux pour déposer ses œufs ; il a cela de commun avec son congénère de l'Amérique du Nord, le moh^ ikru8pec(fris (Wilson). Ici, c'est au troglodytes rufulus frossignolj qu'il impose la tiharge de soigner sa progéniture. Aussi, à l'époque de la ponte, il s'approche des endroits habités que n'abandonne jamais le rufulus ; et c'est dans le nid d'un si petit oiseau qu'il va déposer un ou deux œufe. Dès ce moment, plus rien ne l'octîupe, il retourne à son habitat ordinaire, laissant au rufulus toutes les &tigues de l'incubation et de l'entretien de la couvée. Chaque petit, sans distinction d'es* pèce, reçoit égale becquée^ égales caresses ; mais bien-* tôt les petits honariensis poussent hors du nid les petits rufubls et restent seuls maîtres du logis. Une telle ingratitude ne rebute point le rufulus et les mêmes soins continuent jusqu'à ce que ces nourrissons imposés par la Providence, puissent poiuroir eux-mêmes à lem* entretien, (Voyez les mœurs du troglodytes rufulus)^

a. LEISTES— r^or^.

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