LEISTES AMERICANUS— Z^>I
vuLG. ROUGE'QORGE,
Leistes americanus — Lm. — Gray, p. 348, n^ 2. Trupialis guianensis — Lin. — Pr. Bonap., p. 430, n^ 4% TroupiaU rouge et noir — Agelaius militaris — ^Vieil,
Longueur totale , 185 mil.
— du pU de raîle 92
— du taree , 28
280 PABTIE
Longueur du doigt médian ^0 mîL
— de la queue 60
— du bec 21
Un rouge aussi vif que pur forme une bande qui part du menton et va se terminer à l'extrémité postérieure du sternum ; elle est précédée de quelques plumes noires. Cette bande assez large à la gorge, étroite au cou, étend brusquement ses limites latérales pour couvrir la poitrine et Pabdomen ; en s'arrêtant, elle forme un bord convexe et déchiqueté. Le rouge ressort d'autant plus facilement qu'il est partout encadré par un noir fonce qui couvre tout le reste du corps.
Eémiges noirâtres et bordées de gris blanc. Des couvertures supérieures, les petites sont rouges, à part celles près du corps qui, comme les moyennes et les grandes, sont noires et bordées de gris blanc. Les couvertures inférieures sont noirâtres. Le bord de Faîle est rouge.
Rectrices brunes, portant de nombreuses raies noirâtres ; toutes les couvertures également noirâtres et bordées de gris roussâtre, surtout les inférieures.
Pattes et bec bruns, tis noir.
Chez la femelle, le dessus de la tête est noir; une bande blanchâtre parcourt son milieu ; une autre bande plus étroite, mais de même teinte, part du bec, passe au-dessus de l'œil et arrive à l'occiput; un trait noir commence derrière l'œil et accompagne le sourcil jusqu'à l'occiput ; im petit filet également noir va du bec à une courte distance au-dessous de l'œil. Toutes les autres parties supérieures ont des plumes noirâtres bordées de blanchâtre, surtout celles de la nuque.
Joue grisâtre. Gorge et devant du cou blancMfres; quelques petits filets noirs au bas du cou. Poitrine et
abdomen d'un rouge beaucoup moins vif que celui du mâle et entremêlé de gris à la poitrine. Tout le reste du dessous du corps grisâtre et taclié de noir le long de la tige des plumes. Le reste comme chez le mâle. Le jeune ressemble à la femelle du côté des parties supérieures ; mais il en diffère par les parties inférieures; elles sont entièrement grisâtres, par conséquent privées de rouge et marquées de petits traits noirs à la poitrine et aux flancs.
Le rotige-gorge est commun dans les savannes humides, surtout dans celles qui renferment des animaux ; la terre déjà molle le devient davantage par le piétinement de ces animaux ; aussi lui est-il plus facile de découvrir les vers dont il se nourrit principalement. H se tient donc presque toujours à ten^e et il est fort difficile de l'y découvrir; car, le plus souvent, il est caché dans les trous faits par les pieds des animaux. Quand on le force à partir, il s'élance d'un vol saccadé, mais direct, et va s'abattre à une petite distance. H est toujours par troupe. Quand sa faim apaisée ne le retient plus à terre, il se place sur une barricade, sur une branche, sur un piquet et fait entendre un cri, même un ramage qui n'ont rien de remarquable.
G. CHRYSOMUS— /^e^^a^n^.