‹ Oiseaux de l'île de la Trinidad,Chapitre 153 sur 292 · RAMPHOPIS JACAPA— Zm · texte numérisé non relu

RAMPHOPIS JACAPA— Zm

VTJLG. BEC'jyARGENT.

Ramphopia jacapa — Lin. — Gray, p. 363, n^ 1. Ramphocelua jacapa — Lin. — Pr. Bomap., p. 241, n^ L Jacapa bec-d^ argent — Batnphocelus putpureus — Vieil. Bamphocelus magnirostris — Lafiresn. — Sclater — Stjnop. aviu. Tanag.y p. 53.

Longueur totale. . . , ISd miL

— du pli deTaîle 80

— du tarse 22

— du doigt médian , 16

— de la queue 75

— du bec , IS

Tête, cou et poitrine d'un rouge pourpre foncé qui, quoiqu'à reflets, manque cependant de brillant. Sur les autres parties supérieures, cette teinte pourprée ne fait que modifier le noir qui les recouvre. Sous le corps, le pourpre s'assombrit sensiblement pour céder la place tout-à-fait au noir vers les parties postérieures.

Rémiges noires ; du brun vers le bord interne. Toutes les couvertures sont également noires.

Rectrices noires. Leurs couvertures ont la même couleur, mais les supérieures reflètent un peu la teinte pourprée eu corps.

Bec noir. La mandibule inférieure porte, à chaque

côté de sa base, une grande plaque qui, du vivant de l'oiseau, a le brillant de l'argent le plus pur.

Pattes noires. Iris brun.

La femelle a toutes les parties supérieures d'un brun rougeâtre et les inférieures d'un rouge sombre.

Les rémiges, moins noires que celles du mâle, ont à la barbe externe un liseré rougeâtre très-peu apparent. Leurs couvertures portent la même bordure, mais plus marquée.

Le bec, à la mandibule inférieure, n'a que l'indice de la plaque argentée qui est l'attribut du mâle.

Le jeune mâle ressemble à la femelle»

Cest un de nos oiseaux qu^on rencontre le plus sou^ vent. Il est gai, vif et même un peu tapageur, car rarement seul, il a presque toujours des compagnons avec lesquels il se querelle et se bataille. Tout se passe au milieu des branches d'un arbre ; et si l'un d'eux, par trop harcelé, se réfugie dans les halliers, les autres suivent ; de sorte que les attaques recommencent, les poursuites continuent, les cris redoublent, et cette lutte ne finit que quand la fatigue vient imposer ses exigences. Aussi si leur parure a quelque chose de sévère, leur genre de vie a, au moins, quelque chose de cette animation qui caractérise les élans d'une folle gaité. Us ne s'éloignent point de nos habitations, même les plus fréquentées ; ils semblent vouloir les orner et leur donner la vie ; et pourtant qu*ont-ils en retour ? Recherchés pour leur dépouille, ils trouvent, sans cesse, l'homme disposé à leur donner la mort au lieu de cette hospitalité à laquelle ils ont tant de droits.

G. PYRANGA— Fk?*/.

156, PYRANGA ŒSTIVA— ÛW.

VULO. COTTmOA ROSE.

Pyranga œstiva — Gml. — Gray, p. 364, n^ 2. Pyranga œstiva — Gml. — ^Pr. iBonap., p. 241, n^ 2, Tanagra œstiva — ^Wilson, \^ vol., p. 95, Pyranga œstiva — d'Orbîgny, p. 76.

Pyranga œstiva — Sclater — Synap. aviu. Tanag.j p. 47.

Longueur totale 178 miL

— du pU de Taîle 100

— du tarse 15

— du doigt médian 14

— de la queue 69

— du bec 15

Le rouge est presque Punique couleur que présente ce pyranga; mais il n'est pas partout de la même nuance; sur la tête, il est assez yif et presque pur ; sur le dos, il brunit un peu pour rappeler le rouge-brique ; sur les parties inférieures, il emprunte au rose sa nuance si tendre.

Rémiges brunes ne laissant paraître, quand Faile est pliée, que le rouge-terne qui couvre toute la barbe externe. Couvertures supérieures du même rouge ; inférieures d'un rose pâle.

Rectrices d'un rouge largement mitigé de brun. Couvertures supérieures de la couleur du croupion; inférieures de celle du ventre.

Bec d'un brun jaunâtre, surtout à la mandibule inférieure.

Pattes d'un brun très-clair et lavé de rouge. Iris brun.

La femelle est un peu plus forte que le mâle. Elle

r toutes les parties supérieures d'un vert olive largement modifié par une teinte jaunâtre. Les inférieures sont d'une couleur ocreuse tendant au jaune ; elle bru* nit siu* les côtés du cou, sur la poitrine et sur les flancs.

Rémiges brunes, bordées en dehors par la couleur du dos. Couvertures supérieures de cette dernière teinte; inférieures de celle des flancs.

Rectrices de la couleur du croupion ainsi que leurs couvertures supérieures; les inférieures d'un jaune clair.

Bec brun, plus clair à la mandibule inférieure.

Le jeune mâle a d'abord le plumage de la femelle. Après la première mue, le rouge qui colore sa robe est moins foncé et il a une nuance rosée plus marquée.

Ce pyranga est assez rare ici. H se tient un peu éloigné des endroits habités. On le voit sur les branches basses des arbres, et même au milieu des broussailles ; il y cherche tantôt les petites baies, tantôt les larves et les insectes dont il se nourrit. Son vol est assez facile; mais ses mouvements manquent de vivacité. Son cri est faible et il n'en est nullement prodigue. Tout me porte à croire qu'il est de passage ici. Il viendrait de l'Amérique du Nord, car c'est ordinairement à partir du mois de Décembre jusqu'au mois de Mai qu'on le rencontre dans les bois.

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