‹ Oiseaux de l'île de la Trinidad,Chapitre 164 sur 292 · EUPHONIA VIOLACEA— Zm · texte numérisé non relu

EUPHONIA VIOLACEA— Zm

vuLO LOUIS D'OR SIMPLE.

Euphonia violacea — Lin. — Gray, p. 367, n® 2. Euphonia violacea — lin. — Pr. Bonap., p. 232, v? 4.

Tvmgara Uité- — Tanagra violacea — ^Vieil.

Euphonia violacea — ^Sclater — Synop. aviu. Tanag.^ p. 103.

Longueur totale 200 mil.

— du pli de Taîle 57

— du tarse 16

— du bec 9

Toutes les parties supérieures, à part le front, d'un beau noir à reflets bleus.

Front et parties inférieures d'un joli jaune orangé qui s'éclaircit un peu vers l'abdomen.

Rémiges d'un noir mat avec un liseré blanc sur la barbe interne; ce liseré, à partir de la cinquième rémige, forme une tache d'autant plus grande que les rémiges sont plus internes. Couvertures supérieures de la couleur du dos ; inférieures blanches.

Rectrices d'un noir mat ; les deux plus extérieures, de chaque côté, portent une grande tache blanche sur la barbe interne. Couvertures supérieures de la couleur du croupion ; inférieures de celle du ventre. Pattes, bec, iris noirs.

La femelle a toutes les parties supérieures d'un vert olive bien déterminé ; sur le front, il prend une teinte jamie.

Toutes les parties inférieures sont d'un jaune à nuance verdâtre bien prononcée, surtout à la poitrine et aux flancs.

Rémiges d'un bruîi foncé avec un liseré verdâtre à la barbe externe ; à l'interne, le blanc existe comme chez le mâle, mais d'une manière moins prononcée. Dos couvertures supérieures, les petites sont colorées comme le dos, les moyennes et les grandes comme les rémiges ; inférieures blanches.

308 PABTIE

Rectrices d'un brun foncé ; les deux plus extérieures, de chaque côté, ont la tache blanche du mâle; les deux intermédiaires sont bordées de verdâtre.

Le louis dW simple est très-commun ici. Comme il se nourrit de fruits, de baies et principalement de ces graines gluantes que portent certaines plantes parasites, il n'a point d'habitat fixe ; il est partout, même quelquefois sur les arbres de nos promenades et de nos cours. Ses mouvements sont brusques et annoncent autant de pétulance que de gaîté. Quand il se décide au repos, c'est tantôt pour appeler sa femelle par deux ou trois notes qu'il rend, en sifflant, d'une manière assez agréable, tantôt pour répondre à un compagnon avec lequel il semble lutter par un ramage qui n'a pas le charme continu du chant, mais qui peut plaire pour un moment. Aussi est-ce le seul oiseau qu'on pense à élever en captivité et il la supporte parfaitement bien. Cependant son talent musical est si limité qu'il n'y a guère que l'enfant qui pense à devenir son geôlier, et quel geôlier!

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