RAMPHASTOS VITELUNUS— m
vxTLa. TOUCAN.
Ramphastoa mtellmns — ^31. — Gray, p. 403, n^ 9. Samphastos vitellinuè — Hl. — Pr. Bonap., p. 93, n® 11.
Longueur totale 505 mlL
— du pH de Taîle 182
— du tarse 50
— du doigt médian 35
— de la queue 148
— du bec 122
Hauteur — 39
Largeur — 29
Devant du cou d'un beau jaune orangé sous forme d'une large plaque ; la teinte orangée se perd tout.autour de cette plaque, surtout à la gorge, et laisse domi-
ner un joli jaune soufre qui lui sert d'encadrement. Joue d'un blanc pur qui descend sur les côtés du cou pour entourer le jaune soufre. Une large bande d'un rouge foncé couvre la poitrine. Le même rouge colore toutes les couvertures de la queue. Tout le reste du plumage d'un beau noir à légers reflets ; ces reflets ont une petite teinte verte sur les aîles et sur la queue.
Bec noir, portant à la base une large bande bleuâtre arrêtée à la naissance du bec par un filet noir. Â l'in' teneur il est d'un beau rouge de sang.
Pattes bleuâtres. Iris blanc.
La femelle ne diffère que par des proportions un peil moindres.
Le jeune présente les mêmes couleurs, mais moins foncées. Le rouge de la poitrine existe à peine.
Le toucan est commim ici. Il n^habite que les bois où il trouve les baies dont il se nourrit. H vient même les chercher bien près des endroits habités. H est rarement seul ; le besoin de sociabilité lui donne toujours des compagnons qui l'aident à supporter la vie assez triste qu'il mène. Son vol n'est point rapide^ mais il est élevé et soutenu. Le jeime, réduit en captivité, se fait assez facilement à sa prison ; et quand il est parvenu à oublier sa liberté, il devient de la plus grande familiarité. On ne le recherche pas néanmoins ; on a trop à souffrir de sa malpropreté ; car, à chaque instant et n'importe où, il lâche sa fiente toujours semi-liquide et abondante; c'est une conséquence de sa gloutonnerie qui est extrême ; il mange presque constanunent, et s'il aperçoit un objet brillant comme un dé à coudre, il ne manque pas de l'avaler pour le rendre assez vite après. Il ne se sert point de sa langue pour fiiire VbH-
DESCEIPTIVE. 327
ment arriver de la pointe du bec au pharynx ; après ravoir saisi, il relève le bec presque perpendiculairement, l'ouvre, et l'aliment qui n'est plus retenu, tombe dans le pharynx. Son cri se compose d'une seule note; elle produit un sifBiement plein et sonore qui s'entend d'assez loin.
La chair du jeune toucan est un mets qui n'est pas à dédaigner, celle des vieux est moins agréable ; elle sert à fitire ime soupe qm trouve assez d'amateurs.
PSITTACirKE.
S. F. PSITTACINŒ.
G. 1P81TTACU&— Linné.