COLUMBA RUFINA— Ifa
VULO. RAMIER MANQLE.
Columba rufina — Toti. — Gray, p. 470, n« 16. CAlarcenas cayanensis — Bonnat. — Pr. Bonap., 2™ vol., p.
62, no 6.
Pigeon rousaâtre — Columba rufina — ^Vieil. Chluniba rufina — Gosse, p. 296.
Longueur totale. .\ 350 mil
— dupUdeTaUe 187
— du tarse 25
— du doigt médiui 26
— du bec 16
Dessus de la tête d'un brun bleuâtre. Derrière et côtés du cou de la même teinte, mais plus claire et largement nuancée de vineux. L'occiput laisse échap* per des reflets violacés et cuivrés ; les reflets cuivrés continuent seuls, mais moins apparents, sur le coil EUtut du dos et manteau d'un roux marron teint de
DESCRipnvE. 365
bleuAtre; des reflets yiolacés aux bords des plumes; les dernières plumes du manteau sont d'un brun cendré pur. Bas du dos et croupion d'un joli bleu de plomb.
Gorge blanche; cette couleur devient légèrement bleuâtre pour couvrir les joues ; elle laisse faiblement ressortir, au-dessous des yeux, une grande tache noirâtre. Devant du cou et poitrine présentant la même teinte de brun bleuâtre qui règne sur les parties laté* raies et postérieures du cou ; mais elle est plus claire, plus vineuse et tout-à-fait privée de reflets. Abdomen gris de plomb faiblement mitigé par la teinte vineuse de la poitrine. Flancs gris de plomb pur. Ventre blanc.
Rémiges brunes, finement bordées en dehors de blanchâtre. Couvertures supérieures, petites et moyennes, répétant la teinte et les quelques reflets du dos; les grandes présentant la couleur des rémiges. Inférieures d'un gris de plomb assez clair.
Rectrices d'un brun cendré ainsi que les couvertures supérieures ; les inférieures blanches.
Pattes d'un rouge livide. Bec noir. Iris brun.
Chez la femeUe, les diflërentes teintes sont moins franches et elles ne présentent aucim reflet.
Ce pigeon est sédentaire ici. Il est très-commun ; cependant on lui fait une guerre assez active ; mais il semble que vers le mois d'Août, il en vient beaucoup du continent. Il se tient principalement près des endroits noyés, recherchant les graines d'une certaine espèce de mangliers et les baies de quelques autres arbres. Le matin et l'après-midi, il s'occupe à pourvoir à ses besoins ; pendant la journée il se tient à l'ombre.
366 PAETIE
Quand approche la nuit, il va la passer en commun sur des arbres de prédilection, toujours les mêmes pour un certain temps et voisins Pun de Tautre. Au jour, la dispersion a lieu, sans pour cela, qu'il soit affranchi du besoin de sociabilité qu'il ressent. H ne va jamais à terre. Son vol est rapide et soutenu. Son roucoulement est un peu étouffé et plutôt triste que gai. Sa chair est bonne à manger, mais elle est inférieure à celle du ^pedosa ; elle a fort souvent une amertune telle qu'il est impossible de la manger.
C'est un pigeon très-doux en captivité, et il serait probablement très-facile de le faire se reproduire, d'autant plus qu'ainsi emprisonné, il ressent néanmoins pour sa femelle tous les feux de l'amour. Je doute même qu'il y ait un pigeon plus ardent et plus passionné pour sa compagne.
S. F. GOURINŒ.
G. CHAMŒPELIA— ^^^a^Vw.