PERISTERA MONTANA ?—Zwi
vuLO. PERDRIX,
Perùtera numtana ? — ^Lin. — Gray, p. 476, n^ 3. GeotryganmarUnica? — Lin. — Pr, Bonap., 2°^® vol., p. 72, n« 9.
Longueur totale 240 mil.
— du pli de Taîle 136
— du tarse 26
— du bec 15
Parties supérieures d^un joli roux canelle brillant des |
reflets de l'améthyste. Cette couleur enveloppe l'œil et se termine en pointe au milieu du lorum ; elle forme aussi une large bande qui va de la nuque vers le côté de la gorge. Du blanc roussâtre couvre le devant du lorum et se divise en deux petites bandes dont l'une va s'arrêter au-dessus de l'œil et l'autre continuer au-dessous jusque près de l'occiput.
Gorge et partie voisine du devant et des côtés du cou d'un blanc roussâtre. Reste du cou et poitrine d'une légère teinte lie-de-vin ; cette teinte se fond dans du roux lavé qui couvre les autres parties inférieures. Aux épaules, les plumes qxd recouvrent le pli de l'aile, portent de chaque côté et un peu en forme de croissant, une bande d'un blanc roussâtre ; elle est fort étroite, mais assez longue.
Rémiges d'im roux canelle sombre; il est plus vif sur les primaires ; une partie de la barbe interne présente du roux très-clair. Couvertures supérieures colorées comme le dos ; inférieures roussâtres.
Rectrices d'un roux canelle assez vif, plus foncé en dehors qu'en dedans ; elles laissent échapper quelques reflets violacés. Couvertures supérieures colorées comme le croupion, les inférieures conmie le ventre, avec un peu de brun à leur centre.
Pattes et bec rouges. Iris jaune.
La femelle est un peu plus petite. Elle a toutes les parties supérieures d'un brun olive. La gorge est blan-
châtre. Le devant du cou et la poitrine sont d'un brun léger et lavé de roux. Les autres parties inférieures sont roussâtres.
Rémiges d'un brun foncé avec du roussâtre sur une partie de la barbe interne. Couvertures supérieures continuant la teinte du dos ; inférieures roussâtres.
Rectrices ainsi que leurs couvertures supérieures d'un brun olive ; inférieures roussâtres.
Aucune bande ni aux joues ni aux épaules. * Le reste comme chez le mâle.
Le jeune mâle rappelle la femelle.
La perdrix est loin d'être rare ici ; mais il lui faut les endroits éloignés. On la trouve principalement sur les montagnes, parfois dans la plaine. C'est à terre qu'elle va chercher sa nourriture qui consiste en graines et en baies de différentes espèces ; malgré sa petite taille, elle avale même des fèves de cacao fraîchement retirées de la gousse. Elle a un vol facile, mais peu soutenu, et pour percher, elle choisit toujours des branches trèsbas placées. Elle vit plutôt en couple qu'en société.
De tous nos pigeons^ c'est celui qui oublie le plus facilement les charmes de la vie libre et accepte le plus volontiers les ennuis de la captivité ; il le prouve en effet par sa tranquillité peu de temps après son emprisonnement. Il arrive même, le mâle seulement, à un degré de familiarité tel qu'il vient prendre le grain dans la main qui le lui présente. Oubliant ses bois, il ne pense qu'à sa compagne ; tout à cet amour si tendre, si ardent chez les oiseaux, il se livre à tous les ébats qu'il suscite. La femelle rebelle d'abord finit par accepter de si douces caresses et leurs conséquences; bientôt le nid se construit et la ponte a lieu. Mais
jusqu'à présent, de trois à quatre couvées, deux seules ont produit des petits qui sont en parfait état. Je ne doute nullement, cependant, que des expériences bien conduites, ce que je n'ai pu faire, ne produisent un résultat tout-à-fait favorable et ne puissent ainsi amener la domestication de ce pigeon.
Sa voix est si faible qu'on ne l'entend qu'à une petite distance ; mais elle a quelque chose de caractéristique; elle est Tcxacte expression de la plainte de l'homme qui souflre; l'illusion est complète. Ce sont deux notes qui partent du cœur et d'im cœur ulcéré. L'oiseau si tendre en amour, si paôsionné dans ses ébats, semble, en roucoulant ainsi, vouloir nous dire qu'aimer c'est souffrir.
Sa chair est tendre et succulente ; elle a une légère teinte rosée en rapport avec le plumage.
J'ai mis un point do doute aux épithètes mantma et martinka. Mon geotrygon n'est certainement pas le montana. Il ressemble beaucoup au martinica ; il peut lui être identique, mais il pourrait en différer assez pour constituer une espèce distincte. C'est im point à examiner.